2 Les animaux, poil et plumes, n’ont pas de vêtement. Ils ne se déshabillent jamais

La légende de Saint Christophe: Christo-phoros, le porte-Christ, a été popularisée par La Légende dorée de Jacques de Voragine, dominicain -les dominicains sont des chiens eux aussi, domini canes, chiens de dieu. Archevêque de Gênes, il écrivit le plus célèbre recueil hagiographique du Moyen Age. Les Planches Courbes, d’Yves Bonnefoy réécrit la légende. Ici, le … Lire la suite 2 Les animaux, poil et plumes, n’ont pas de vêtement. Ils ne se déshabillent jamais

La déchirure

Si j'écris leur histoire, ils descendront de moi, Alfred de Vigny La capacité des chimpanzés et des orang-outangs à utiliser des outils a été largement reconnue. Toutefois, ces usages diffèrent de ceux qu’on observe dans les populations humaines. D'abord, quantitativement: ils restent exceptionnels, et cantonnés à quelques tâches bien particulières, tandis que chez l'homme ils … Lire la suite La déchirure

Humanisme : l’homme est transcendant par rapport à l’animal enclos dans sa différence, parce qu’il traverse toutes les espèces, les assume et les fait communiquer …

Montaigne ne songe au départ qu'à prémunir l'homme contre la cruauté à l'endroit de ses semblables. N'est-ce pas un meurtre symbolique que d'offrir en sacrifice des bêtes, ce qui revient à payer Dieu en peinture et en ombrage? N'est-ce point faire preuve d'une propension naturelle à la cruauté que de courir le cerf? Quand on … Lire la suite Humanisme : l’homme est transcendant par rapport à l’animal enclos dans sa différence, parce qu’il traverse toutes les espèces, les assume et les fait communiquer …

L’homme est un animal. Mais il s’agit d’un animal extrêmement imparfait, et précisément pour cette raison ce n’est pas du tout un animal

La lenteur du développement ontogénétique est favorable à l'aptitude à apprendre, au développement intellectuel, à l'imprégnation, donc à la transmission culturelles. L'homme est un néotène (étymologiquement, celui qui maintient sa jeunesse) en raison de son inachèvement constitutif. La période de la jeunesse est plus longue que partout ailleurs dans le règne animal. Cela signifie que … Lire la suite L’homme est un animal. Mais il s’agit d’un animal extrêmement imparfait, et précisément pour cette raison ce n’est pas du tout un animal

La proto-médecine dans l’anthropogenèse

Et si les hommes tiraient leur savoir médical des animaux? Pour le savoir, en parallèle des recherches de Sabrina Krief sur les chimpanzés, Florence Brunois, ethnologue au Collège de France, a travaillé sur les populations Batooro qui vivent en lisière du parc national de Kibale, en Ouganda. Nous voulions interroger les connaissances botaniques des Batooro … Lire la suite La proto-médecine dans l’anthropogenèse

Descartes: prétendre que Dieu est assujetti à la nécessité, c’est le voir comme un Saturne soumis à quelque Styx

Tout au long de son œuvre prolifique, Stephen Jay Gould insiste sur l'importance cruciale des détails, de faits à première vue mineurs dont le rôle décisif n'apparaît qu'après coup. La longue histoire qui conduit de l'origine de la vie à l'homme est jalonnée d'événements qui ne prennent leur relief que considérés de notre point de … Lire la suite Descartes: prétendre que Dieu est assujetti à la nécessité, c’est le voir comme un Saturne soumis à quelque Styx

Descartes se sert du mot machine comme d’une machine, en expérimentateur, pour accroître la visibilité des choses et des êtres naturels et non pour déterminer quelque chose de leur nature. C’est pourquoi il peut dire qu’il n’ôte aux bêtes ni la vie, ni la sensibilité, ni l’âme

Il y a deux façons d'aborder la question de la différence entre l'homme et l'animal: dans la perspective de l'histoire des sciences, pour mesurer l'influence de la thèse cartésienne sur les savants; ou en la rapportant au développement de la pensée cartésienne. Or celle-ci détermine une façon pour l'homme de se rapporter à lui-même et … Lire la suite Descartes se sert du mot machine comme d’une machine, en expérimentateur, pour accroître la visibilité des choses et des êtres naturels et non pour déterminer quelque chose de leur nature. C’est pourquoi il peut dire qu’il n’ôte aux bêtes ni la vie, ni la sensibilité, ni l’âme

1 La liberté et l’inquiétude de la vie animale …

La naissance fait sortir l'animal d'un milieu où il puisait directement sa subsistance. La satisfaction des besoins n'est plus immédiate. L'individu doit y pourvoir. Le différé entre le besoin et la satisfaction est la condition de possibilité du désir, dont le corrélat est le manque. L'individu est séparé de ce dont il veut s'approcher. L'existence … Lire la suite 1 La liberté et l’inquiétude de la vie animale …

2 Mais attention à une éthologie anthropocentriste … L’homme se réfléchit dans les bêtes, mais pour construire sa propre animalité …

Descartes est bien loin de partir d'une position de principe anthropocentriste et négative à l'endroit de l'animal. Le rejet des causes finales hors de la science interdit que la question soit même posée de savoir ce qui est plus digne, de l'homme ou de l'animal, pour qui le monde a été fait, et qui a … Lire la suite 2 Mais attention à une éthologie anthropocentriste … L’homme se réfléchit dans les bêtes, mais pour construire sa propre animalité …

Respecter la nature

Il n'est pas douteux que l'institution de la nature comme sujet de droit s'inscrit dans la continuité de l'histoire juridique occidentale. Comme le souligne avec clairvoyance Thomas Birch, est par là présupposé: -Que lorsqu'il en va de la considérabilité morale, il existe et doit exister des membres inclus et des membres exclus, des citoyens et … Lire la suite Respecter la nature