1 Qu’est-ce que Clara ? Les marronniers en fleurs

De Platon à Heidegger, la philosophie a beaucoup parlé en dialogues, comme si ce type d’échange où chacun engage son manque et sa (vraie ou fausse) plénitude constituait pour elle un langage de réfé­rence dont tout système monologué doit, un jour ou l’autre, faire l’épreuve. Clara -un dia­logue, précise le titre- illustre cette tradition de … Lire la suite 1 Qu’est-ce que Clara ? Les marronniers en fleurs

2 Si au sein même de la nuit une lumière se levait, si un jour noc­turne et une nuit transfigurée nous entouraient tous, ce serait là le comble de tous nos vœux …

Le philosopher s'éveille avec le sentiment de la rude écorce du fini, sous laquelle l'infini se trouve enchainé, et en quelque sorte enseveli ... Le dialogue semble concerner un unique objet -le problème éternelle­ment pressant de l’immortalité de l’âme. On peut certes justifier ce choix par la situation personnelle de Schelling, au lendemain de la … Lire la suite 2 Si au sein même de la nuit une lumière se levait, si un jour noc­turne et une nuit transfigurée nous entouraient tous, ce serait là le comble de tous nos vœux …

4 L’Élixir végétal de la Grande Chartreuse

Pauvre âme vagabonde, passant superficiel, ouvrier sans racines! Voilà une potion magique qui te rapprochera de la Terre. D'où le fabuleux succès (commercial ...) des liqueurs monastiques, dès 1840 ... J’ai vu les plus beaux monastères du monde; souvent, sur le mont Cassin, dans la forêt de Camaldoli, ou le long du Main et du … Lire la suite 4 L’Élixir végétal de la Grande Chartreuse

1 Des fictions théoriques

Le divorce entre l’histoire et la littérature relève d’un procès très ancien. Patente dès le XVIIéme siècle, légalisée au XVIIIéme siècle comme un effet de la division entre les lettres et les sciences, la rupture a été institutionnalisée au XIXe siècle par l’organisation universitaire. Elle a pour fondement la frontière que les sciences positives ont … Lire la suite 1 Des fictions théoriques

2 Des symptômes, ou une histoire ?

Pour Freud, le roman a pour définition de combiner en un même texte d'une part les symptômes de la maladie (Krankheitssymptome), c’est-à-dire une sémiologie fondée sur l’identifica­tion de structures pathologiques, et d’autre part l’histoire de la souffrance (Leidensgeschichte), c’est-à-dire une série d'événements relationnels qui surprennent et altèrent le modèle structural. Adopter le style du roman, … Lire la suite 2 Des symptômes, ou une histoire ?

3 Des figures qui sont des forces

Bien quelle revienne au genre du roman, l’in­terprétation freudienne n’en reste pas moins histo­rique. Donnons de l'historique une définition qui serve de point de départ: est historique l’ana­lyse qui considère ses matériaux comme les effets de systèmes (économiques, sociaux, politiques, idéologiques, etc.) et qui vise à élucider les opéra­tions temporelles (causalité, croisement, inversion, coalescence, etc.) … Lire la suite 3 Des figures qui sont des forces

4 Le destin des passions

L’affect (Affekt) revient également dans le dis­cours freudien. Il est la forme élémentaire des énergies pulsionnelles. Dès les Studien über Hysterie, il fournit une base à l’analyse économique du psychisme. Le plus souvent autonome par rapport au fonctionnement des représentations, il est soumis à des mécanismes générateurs de figures pathologiques, ses conversions produi­sant l’hystérie; ses … Lire la suite 4 Le destin des passions

5 Une médecine quantique : le discours freudien ne se soustrait pas aux mécanismes qu’il dévoile dans ses objets

Cette méthode exerce et élucide le langage comme pratique inter-subjective. Par là, elle fait du discours de l'analyse une fiction, autrement dit un discours où se marque la particularité de son locuteur, essentiellement son affectivité. Alors, dit-on, ce n’est plus scientifique, c'est de la lit­térature. Du point de vue freudien, cette doxa commune dit vrai, … Lire la suite 5 Une médecine quantique : le discours freudien ne se soustrait pas aux mécanismes qu’il dévoile dans ses objets

6 Il est permis de croire à l’écriture … Autorisée par rien, elle autorise de l’Autre et ne cesse de commencer

On peut éclairer la question en revenant à ce que Freud nomme l’écriture de l’histoire (Geschichtsschreibung), point nodal des relations entre littérature et histoire. Pour lui, l’écriture de l’histoire se produit à partir d’événements dont rien ne subsiste: elle en prend la place. Elle est donc à la fois exclue de ce dont elle traite … Lire la suite 6 Il est permis de croire à l’écriture … Autorisée par rien, elle autorise de l’Autre et ne cesse de commencer