Sidi Ahmed Benengeli ! Comment t’écouter ? Comment t’entendre ?

Si je le pouvais, à ce point, je n’écrirais rien du tout. Il y aurait des photographies; pour le reste, il y aurait des fragments de tissu, des morceaux de coton, des mottes de terre, des paroles enregistrées, des bouts de bois et de fer, des flacons d’odeurs, des assiettes de nourriture et d’excrément. James … Lire la suite Sidi Ahmed Benengeli ! Comment t’écouter ? Comment t’entendre ?

L’anthropocène n’existe pas

... Du moins tel qu'il nous est vendu: le segment final d'un prétendu Grand Récit -un destin déjà écrit, qui courrait du Big Bang à l'élection de notre vieil ami Michel Serres à l'Académie Française, en passant par l'hominisation et la Croissance. Saisissons bien la ruse: l'anthropocène, et ses désastres, qui sont indubitables, est utilisé … Lire la suite L’anthropocène n’existe pas

4 Les mots sont devenus comme autant de morts qui enterrent des morts

Les mots sont devenus dans les langues humaines ce que la pensée est devenue dans l’esprit des hommes. Ces mots sont devenus comme autant de morts qui enterrent des morts, et qui souvent même enterrent des vivants, ou ceux qui auraient le désir de l’être. Ainsi l’homme s’enterre-t-il lui-même journellement avec ses propres mots altérés … Lire la suite 4 Les mots sont devenus comme autant de morts qui enterrent des morts

2 Viens, c’est l’aurore ! Le coq a chanté, le cheval a henni, la voile est prête !

Non! Le coq n’a point chanté! J’entends le grillon dans les sables et je vois la lune qui reste en place. La tentation de Saint Antoine La gnose devait bien recruter pour assurer son rayonnement. Doctrine sophistiquée, elle eut du succès principalement dans les milieux cultivés, attirant dans ses rangs tant des païens que des … Lire la suite 2 Viens, c’est l’aurore ! Le coq a chanté, le cheval a henni, la voile est prête !

1 L’Opinion, la Vérité, la Politique

 Corinne Enaudeau Hannah Arendt, Politics, Opinion, Truth, dans Social Research: An International Quarterly of the Social Sciences, vol. 74, n° 4, Winter 2007 La victoire platonicienne sur les sophistes a autorisé une méconnaissance de la poli­tique dont l’Occident déploie sans frémir le pouvoir destructeur. Loin d’éclairer le monde, la vérité a prétendu le conduire et … Lire la suite 1 L’Opinion, la Vérité, la Politique

2 Le souci du monde n’est pas séparable du principe d’égalité

Reste donc à évaluer cette dernière vérité, celle du principe pratique, qui est sans doute le lieu de tous les dangers. Car cette fois, le vrai ne s’établit pas en dehors du champ politique, dans une impartialité solitaire établissant les faits, mais il s’affirme à l’intérieur même de ce champ, en mobilisant l’action collective. Sans … Lire la suite 2 Le souci du monde n’est pas séparable du principe d’égalité

Nous sommes les prêtres du Pouvoir

Comment un homme s'assure-t-il de son pouvoir sur un autre, Winston? Winston réfléchit: En le faisant souffrir, répondit-il.Exactement. En le faisant souffrir. L'obéissance ne suffit pas. Comment, s'il ne souffre pas, peut-on être certain qu'il obéit, non à sa volonté, mais à la nôtre? Le pouvoir est d'infliger des souffrances et des humiliations. 1984 Les … Lire la suite Nous sommes les prêtres du Pouvoir

1 Et Hourrah ! Cornaucul ! Vive le Père Ubu !

J’appellerai grotesque le fait, pour un discours ou pour un individu, de détenir des effets de pouvoir dont sa qualité devrait les priver. On devrait définir une catégorie précise de l’analyse historico-politique, qui serait la catégorie du grotesque ou de l’ubuesque. La terreur ubuesque, la souveraineté grotesque ou, en termes plus austères, la maximalisation des … Lire la suite 1 Et Hourrah ! Cornaucul ! Vive le Père Ubu !

2 Les clowns tueurs et le Covid

Avec le grotesque, il s’agit de manifester l’inévitabilité du pouvoir, qui doit pouvoir s'affirmer dans toute sa rigueur même et surtout quand il est disqualifié. Or si gouverner, c'est prévoir, tout gouvernement est discrédité par principe depuis la révolution darwinienne. Celle-ci a montré que la vie n'est pas programmable, sinon dans les mythes positiviste jumeaux … Lire la suite 2 Les clowns tueurs et le Covid

And the river of Styx is my blood

Alors qu’à l’époque du capitalisme traditionnel la pulsion de mort était canalisée par les grandes guerres, c'est, à partir des années 1960-1970, dans la société de consommation, dans l’acte de consommer, et dans la relation avec autrui telle que les règlent les schémas numériques, que la pulsion de mort trouve dans les canaux mêmes de … Lire la suite And the river of Styx is my blood

1 Pierre Klossowski façonne des simulacres, moi je titrise des créances

Klossowski se moque-t-il quand il confronte, dans La Monnaie vivante, la bombe atomique orbitale et la Vénus callipyge ...? Le Baphomet, est-ce un fatras mystico-pédérastique, comme disait Roger Caillois? Oui. Et non: en figurant, à tous les sens du mot, l'entrelacement du politique et du libidinal, qui est à la fois manifeste et peu dicible, … Lire la suite 1 Pierre Klossowski façonne des simulacres, moi je titrise des créances

2 Qu’est-ce qu’une Jeune Fille ?

Ce que Klossowski ne parvient pas à trancher, c’est la nature du lien qui unit le sujet pervers et la société industrielle contemporaine -qui commence d’étaler au grand jour ses mécanismes fondamentaux au moment même où il écrit. Ces difficultés tiennent à la faille temporelle qui nous sépare de Sade. Sade s’inscrit dans un système … Lire la suite 2 Qu’est-ce qu’une Jeune Fille ?