Le Lambda de l’Iliade

Marie des Brumes incontestablementEst une fille aiguëElle reluit comme une dague Et sur elle une goutte de sangA le même sens qu’avait jadis le lambda de l’Iliade Elle apparaît selon les circonstancesTantôt d’argentTantôt d’un bleu profond A chaque époque son Hélène Μαρία Νεφέλη

Άξιον Εστί

Louées soient la table en bois,Le vin doré avec le reflet du soleil,Les jeux de l'eau sur le plafond Loués soient les murmures insoumis de la solitudeL'ombre d'une ombre sur un mur Les îles avec la chaux,Les îles avec les arsenaux déserts Loués soient Siphnos, Amorgos, Alonnissos,Thassos, Ithaque et Santorin Louée soit la main de … Lire la suite Άξιον Εστί

L’Empire de la Lune, le Règne des Oiseaux et les Chênes Parlants : les voyages de Cyrano …

L’œuvre: quelques vers, quelques jeux de langage, des lettres fictives, galantes, satiriques ou poétiques, une comédie, une tragédie, quelques pamphlets politiques de circonstance, un roman de science-fiction en deux parties, et un fragment de physique, qui n’appartient même pas à l’auteur, puisque c’est celle de Rohault … Qu’est-ce donc que la philosophie chez un écrivain … Lire la suite L’Empire de la Lune, le Règne des Oiseaux et les Chênes Parlants : les voyages de Cyrano …

Cette singulière apparence que le sel et l’encens ont donné à la flamme …

John Keats, 1795-1821 Né à Londres. Le père, palefrenier, meurt d'une chute de cheval, la mère, de la tuberculose. L'adolescent est mis en apprentissage chez un chirurgien qu'il quitte bientôt. Lectures: les élisabéthains, Milton, Coleridge, et toujours et avant tout Shakespeare; mais aussi Dante et les Grecs. La maison qu'habitèrent Keats et Shelley place d'Espagne, … Lire la suite Cette singulière apparence que le sel et l’encens ont donné à la flamme …

2 Mais perdre aussi nous appartient

Vois-tu l'axe de l'univers L'étoile polaire immuable? Autour les astres dans les airs Tourbillonnent comme du sable. Quel calme, que les cieux sont grands Et quel harmonieux murmure! Ma main dedans ta chevelure A senti des frissons errants! Un poète ouvrier Que dit Heidegger? Que les gens de peu n'éprouvent pas de souffrance d'être exilés … Lire la suite 2 Mais perdre aussi nous appartient

Terre, les grandes étoiles te regardent la nuit, toute la nuit, en bavardant comme des filles tsiganes

Ma terre, je suis ta fille Ma terre, ô mes forêts!Je suis ta fille. Les forêts chantent, la terre chante,et nous composons avec la rivière,le chant tsigane. J’irai par les montagnesla haute montagne,je porterai ma plus belle, ma plus riche jupetoute de fleurs cousues,et je crierai à tue-tête:c’est ici mon pays, rouge et blanc!Terre des … Lire la suite Terre, les grandes étoiles te regardent la nuit, toute la nuit, en bavardant comme des filles tsiganes

2 La Nuit des Temps

Quatre-vingts millions d’années avant la naissance de Purga, un ornitholeste chassait le diplodocus dans la dense forêt du jurassique. Cet ornith était une femelle dinosaure carnivore qui avait la bougeotte. Elle avait à peu près la taille d’un être humain, mais son corps était si svelte qu’elle en pesait à peine la moitié. Elle avait … Lire la suite 2 La Nuit des Temps

3 Je veux t’écouter et t’entendre, Sidi Ahmed Benengeli, mais c’est toute une histoire …

Si je le pouvais, à ce point, je n’écrirais rien du tout. Il y aurait des photographies; pour le reste, il y aurait des fragments de tissu, des morceaux de coton, des mottes de terre, des paroles enregistrées, des bouts de bois et de fer, des flacons d’odeurs, des assiettes de nourriture et d’excrément. James … Lire la suite 3 Je veux t’écouter et t’entendre, Sidi Ahmed Benengeli, mais c’est toute une histoire …

1 Habitée, la lumière venteuse?

Où réside l’esprit Au-dedans, au-dehors? Premier le cri de l’oiseau de mer? Première l’âme Imaginée dans l’aube froide de son cri Et son perchoir ultime? Le bâton fangeux d’un nid De corneille, au sommet de la vieille tour de pierre, Ou le buste de marbre dominant le parterre? Habitable, la forme accomplie? Habitée, la lumière … Lire la suite 1 Habitée, la lumière venteuse?