3 Toute l’haleine incurable du monde dans le relent des grands silos de denrées coloniales …

Celui qui veille, entre deux guerres, à la pureté des grandes lentilles de cristal; celui qui s’est levé avant le jour pour curer les fontaines, et c’est la fin des grandes épidémies; celui qui laque en haute mer avec ses filles et ses brus ... Celui qui prend logement, pour la saison des pluies, avec … Lire la suite 3 Toute l’haleine incurable du monde dans le relent des grands silos de denrées coloniales …

Nos pavements sont enfeuillés

Pour les vergers de La Rivière La réalité la plus patente, assortie des lumières de Darwin, nous convie à reconnaître que nous sommes tous, en tant que membres de l’espèce Homo sapiens, des produits co-évolutifs des arbres. En biologie de l’évolution, le terme de co-évolution fait usuellement référence à des interdépendances évolutives entre deux espèces … Lire la suite Nos pavements sont enfeuillés

Give us your faith, Thoreau, your deep faith in the seeds !

On associe traditionnellement le nom de Thoreau à l’invention de la désobéissance civile dont il a parlé dans l’essai Résistance au gouvernement civil (1849) et à la légendaire nuit passée en prison pour n’avoir pas payé des impôts. Pourtant il a consacré la majeure partie de sa vie à observer le milieu naturel, et l’essentiel … Lire la suite Give us your faith, Thoreau, your deep faith in the seeds !

Où est dévoilé le secret de l’Abbé Saunière

L'Abbé découvrit des documentsOu le rêvaSe le fit croire Et le fit croire L'abbé avait trouvé des preuvesTraversé des épreuvesDocuments qu'il retravailla Qu'ils retravaillèrent Sans contact entre eux Sinon de suspicion, chacun sachant que l'autre lui cachait quelque chose Érudits locaux, monarchistes et républicains, hiérarchies ecclésiastiques et Services Secrets Ces preuves forgées par l'AbbéIls y … Lire la suite Où est dévoilé le secret de l’Abbé Saunière

1 Le flambeau des analogies

Le questionnement philosophique procède par exemples. Socrate demande qu'est-ce que? ... Et le jeune homme lui répond par des exemples. Il est juste de faire ci ou ça. Socrate récuse les exem­ples; aucun n'est le bon, il prend appui sur, et contre, les exemples, pour gagner l'eïdos. Il les repousse. La poésie, elle, montre l'exemple. … Lire la suite 1 Le flambeau des analogies

2 Imagination morte. Imaginez.

Quand il leur parlait, il utilisait toujours des exemples. Mathieu, 13-34 La parole (parabole) compare, parle en figures: succession d'exemples chez Luc. Petites fables. Le kérygme parle par l'imagination: Imaginez-vous que ... Il annonce ce qu'il en est en comparant. Où sommes-nous? Qu'en est-il de cet ici -que nous appelons ici-bas? Le Royaume est en … Lire la suite 2 Imagination morte. Imaginez.

Il y a quelque part en Angleterre un tombeau que ne distingue ni la somptuosité du monu­ment, ni la mélancolie du site …

... Mais cette inscription laconique: Le plus malheureux. On l'aurait, dit on, ouvert, mais sans y trouver trace de restes humains. Le mort serait il ressuscité avant les temps? Ou erre-t-il à l'aventure sur la terre? A t il quitté maison et foyer, ne laissant que son adresse? Ou n'aurait il pas encore été retrouvé, … Lire la suite Il y a quelque part en Angleterre un tombeau que ne distingue ni la somptuosité du monu­ment, ni la mélancolie du site …

Il faut aussi se souvenir de celui qui oublie où mène le chemin

https://youtu.be/fW1Cv42xzYk Non, cette chanson ne célèbre pas les vaincus de la Guerre de Sécession -une guerre qu'ils avaient menée pour la plus inhumaine des causes. Mais elle raconte une histoire, une partie de leur histoire. Eux qui avaient voulu mettre d'autres hommes en dehors de l'Humanité, de la mémoire, ils ne seront pas oubliés. Sinon … Lire la suite Il faut aussi se souvenir de celui qui oublie où mène le chemin

J’ai grandi dans une cathédrale au nom d’Isère. Je chante en elle.

Elle a lu des livres puis elle les a oubliés. Elle a regardé des photographies puis elle les a rangées. Elle a marché souvent, longtemps, au noir des forêts, au vert des lacs, au blanc des montagnes. Puis elle a effacé ses pas. Elle a appelé son enfance. Elle a appelé cette petite enfance qui … Lire la suite J’ai grandi dans une cathédrale au nom d’Isère. Je chante en elle.

Saint-Sixte quelle voix pour faire entendre les ondes de ses eaux, nuits et jours sanctifiés d’étoiles, de vent et de lumière

À Saint-Nicolas-de-Macherin, la route perd son aimantation et glisse ailleurs, dans l'incertitude d'une vallée presque oubliée. Quand le promeneur accepte de suivre le chemin ainsi détourné, qu'il s'y engage et c'est d'abord la fraîcheur d'un ruisseau qui le saisit tout entier. Il doit alors remonter son cours comme on remonte le temps, entrer dans une … Lire la suite Saint-Sixte quelle voix pour faire entendre les ondes de ses eaux, nuits et jours sanctifiés d’étoiles, de vent et de lumière

Les textes de Beckett comme de vieux habits. Solides. En constant ravaudage …

Molloy, une jambe raide, se déplace en s’appuyant d’abord sur un vélo qu’il pousse à côté de lui, puis sur des béquilles, enfin en rampant à même le sol, sur la terre humide, au milieu des feuilles, d’arbres, d’écriture. Dans la chambre de sa mère morte où il est parvenu -en réalité? En imagination?- il … Lire la suite Les textes de Beckett comme de vieux habits. Solides. En constant ravaudage …

Quand le langage est parole, il s’adosse à de l’abyssal, à de l’inexprimable …

Si la langue parlée perdait sa source liturgique, elle cesserait d'être parole et deviendrait communication. Et nous mourrions. Cette situation est le propre de toutes les langues, qui ont toutes nécessairement un arrière-fond abyssal, liturgique, et/ou poétique. Le cas de l'Hébreu est paradigmatique. Qu’en serait-il de l’état d’une langue en situation d’exil, placée hors d’elle-même, … Lire la suite Quand le langage est parole, il s’adosse à de l’abyssal, à de l’inexprimable …

Je vous salue Marie 58

Vierge de Hallmar, Suède, XIIéme siècle Au milieu de l’immense église Les touristes se pressaient dans la pénombre.Une voûte s’ouvrait sur une voûte, et pas de vue d’ensemble!La flamme de quelques cierges tremblotait ça et là.Un ange sans visage m’enlaçaEt me murmura par tout le corps:N’aie pas honte d’être homme, sois-en fier!Car en toi, une … Lire la suite Je vous salue Marie 58

Nous voyons les Trois Mères comme de monstrueuses sorcières quand notre âme est grise, quand nous balbutions que le Tombeau de ce jeune Rabbi itinérant ne peut pas être vide …

Monsieur Tim Merrywater ne pouvait se souvenir en quelle journée les trois petites vieilles étaient venues s'installer sur le banc, en face de sa maison. Il habitait Golden square, ou du moins une enclave de ce minable jardin public, d'où il avait vue sur un bout de pelouse, un tronçon de haie vive et un … Lire la suite Nous voyons les Trois Mères comme de monstrueuses sorcières quand notre âme est grise, quand nous balbutions que le Tombeau de ce jeune Rabbi itinérant ne peut pas être vide …

A péri tout entié que servirié de neisse ?

... Sur ces mouvants espaces, les œuvres d'art sont les seuls bons témoins vivants, à la condition d'être importantes, belles, fortes, et d'avoir un peu de bouteille. Ce recul compte pour beaucoup. Le vrai poète, en un poème consacré, représente le médiateur idéal. Parce qu'il est poète, il est historien des mœurs. Ses propos les … Lire la suite A péri tout entié que servirié de neisse ?

J’ai eu la main clouée par une flèche lancée soudain de ma jeunesse

Dans le Pélion parmi les châtaigniers la tunique du Centaure Glissait dans les feuillages pour envelopper mon corps Tandis que je montais la pente suivi par la mer Montante aussi comme le mercure du thermomètre Jusqu’à trouver les eaux de la montagne. À Mycènes j’ai soulevé les grandes pierres et les trésors des Atrides J’ai … Lire la suite J’ai eu la main clouée par une flèche lancée soudain de ma jeunesse

Dans une ténébreuse et profonde unité

Parfois nous voyons un nuage en forme de dragon, Une vapeur parfois, comme un ours ou un lion, Une haute citadelle hérissée ou un promontoire Avec des arbres par dessus qui font signe au monde Et se jouent de nos yeux avec de l’air.  Shakespeare. Antoine et Cléopâtre, Acte IV, scène 14 La réalité est … Lire la suite Dans une ténébreuse et profonde unité