1 Qu’est-ce que Clara ? Les marronniers en fleurs

De Platon à Heidegger, la philosophie a beaucoup parlé en dialogues, comme si ce type d’échange où chacun engage son manque et sa (vraie ou fausse) plénitude constituait pour elle un langage de réfé­rence dont tout système monologué doit, un jour ou l’autre, faire l’épreuve. Clara -un dia­logue, précise le titre- illustre cette tradition de … Lire la suite 1 Qu’est-ce que Clara ? Les marronniers en fleurs

2 Si au sein même de la nuit une lumière se levait, si un jour noc­turne et une nuit transfigurée nous entouraient tous, ce serait là le comble de tous nos vœux …

Le philosopher s'éveille avec le sentiment de la rude écorce du fini, sous laquelle l'infini se trouve enchainé, et en quelque sorte enseveli ... Le dialogue semble concerner un unique objet -le problème éternelle­ment pressant de l’immortalité de l’âme. On peut certes justifier ce choix par la situation personnelle de Schelling, au lendemain de la … Lire la suite 2 Si au sein même de la nuit une lumière se levait, si un jour noc­turne et une nuit transfigurée nous entouraient tous, ce serait là le comble de tous nos vœux …

3 La terre est une ruine, où les animaux séjournent comme des fan­tômes …

A la nature nous opposons bien le monde des esprits? Elle acquiesça. Et nous pouvons voir en l’homme la charnière entre les deux mondes? Elle tomba d’accord sur ce point aussi. Ainsi, ne devrions-nous pas considérer comme un arrêt divin que cette nature s’élève jusqu’à l’homme pour trouver précisément en lui le point de réunion … Lire la suite 3 La terre est une ruine, où les animaux séjournent comme des fan­tômes …

4 L’Élixir végétal de la Grande Chartreuse

Pauvre âme vagabonde, passant superficiel, ouvrier sans racines! Voilà une potion magique qui te rapprochera de la Terre. D'où le fabuleux succès (commercial ...) des liqueurs monastiques, dès 1840 ... J’ai vu les plus beaux monastères du monde; souvent, sur le mont Cassin, dans la forêt de Camaldoli, ou le long du Main et du … Lire la suite 4 L’Élixir végétal de la Grande Chartreuse

Un cerf qui tombe, c’est toi qu’il prend à témoin, toi qui as des yeux et ne vois pas que notre monde va finir

Les saisons, la montée des sèves, les couvées et les chants, la vibration des millions d’ailes dans la torpeur des étés, le crépitement des gousses mûres qui éclatent par la genêtière, la houle des vents d’équinoxe où criaillent dans la nuit, loin au-dessus des cimes grondantes, les grands vols de migrateurs, la lente chute balancée, … Lire la suite Un cerf qui tombe, c’est toi qu’il prend à témoin, toi qui as des yeux et ne vois pas que notre monde va finir

Tu feras confiance aux ravins …

Le tracé du chemin n’est pas seulement d’ordre matériel, il comporte des balises invisibles sans lesquelles il disparaîtrait et si nous arrivons à continuer notre marche, ce ne serait pas à proprement parler sur un chemin: les amers, les balises -foules de souvenirs personnels ou d’accointances typologiques, sentimentales qui ne se donnent pas à un … Lire la suite Tu feras confiance aux ravins …

1 Des fictions théoriques

Le divorce entre l’histoire et la littérature relève d’un procès très ancien. Patente dès le XVIIéme siècle, légalisée au XVIIIéme siècle comme un effet de la division entre les lettres et les sciences, la rupture a été institutionnalisée au XIXe siècle par l’organisation universitaire. Elle a pour fondement la frontière que les sciences positives ont … Lire la suite 1 Des fictions théoriques

2 Des symptômes, ou une histoire ?

Pour Freud, le roman a pour définition de combiner en un même texte d'une part les symptômes de la maladie (Krankheitssymptome), c’est-à-dire une sémiologie fondée sur l’identifica­tion de structures pathologiques, et d’autre part l’histoire de la souffrance (Leidensgeschichte), c’est-à-dire une série d'événements relationnels qui surprennent et altèrent le modèle structural. Adopter le style du roman, … Lire la suite 2 Des symptômes, ou une histoire ?