1 Et Hourrah ! Cornaucul ! Vive le Père Ubu !

J’appellerai grotesque le fait, pour un discours ou pour un individu, de détenir des effets de pouvoir dont sa qualité devrait les priver. On devrait définir une catégorie précise de l’analyse historico-politique, qui serait la catégorie du grotesque ou de l’ubuesque. La terreur ubuesque, la souveraineté grotesque ou, en termes plus austères, la maximalisation des … Lire la suite 1 Et Hourrah ! Cornaucul ! Vive le Père Ubu !

2 Les clowns tueurs et le Covid

Avec le grotesque, il s’agit de manifester l’inévitabilité du pouvoir, qui doit pouvoir fonctionner dans toute sa rigueur lorsqu’il est disqualifié. Or si gouverner, c'est prévoir, tout gouvernement est discrédité par principe depuis la révolution darwinienne. Celle-ci a montré que la vie n'est pas programmable, sinon dans les mythes positiviste jumeaux du bolchévisme et du … Lire la suite 2 Les clowns tueurs et le Covid

Mundus est fabula

Un interdit d’origine morale qui nous empêche d’af­fronter le problème, au lieu de nous aider à le résoudre: voilà une bonne définition du tabou. L’un des tabous les plus puissants de la fausse conscience écologique (ou supposée telle) qui se répand dans le débat contemporain est celui de l’anthropomorphisme: l’interdiction de toute tendance à re­connaître … Lire la suite Mundus est fabula

And the river of Styx is my blood

Alors qu’à l’époque du capitalisme traditionnel la pulsion de mort était canalisée par les grandes guerres, c'est, à partir des années 1960-1970, dans la société de consommation, dans l’acte de consommer, et dans la relation avec autrui telle que les règlent les schémas numériques, que la pulsion de mort trouve dans les canaux mêmes de … Lire la suite And the river of Styx is my blood

1 L’Être est cela qui demande de nous création pour que nous en ayons connaissance …

Rauschenberg demande en 1953 un tableau à Willem De Kooning, afin de le goudronner et d’en faire une de ses œuvres, en l’effaçant. De Kooning le lui accorde, et choisit même un dessin qu’il lui sera diffi­cile d’effacer avec art -c'est-à-dire de produire par effacement une autre œuvre, et non pas seulement de la détruire … Lire la suite 1 L’Être est cela qui demande de nous création pour que nous en ayons connaissance …

2 A l’improbable, c’est-à-dire à ce qui est …

L’Ego qui dit ce qu’il comprend dans une figure mathématique ne se saisit que comme pensant. Mais, si je n’étais pas effectivement existant, comme un individu, comment pourrais-je échapper au doute relative­ment à ce que je pense, comment même pourrais-je jamais me trom­per? Si je doute, si je pense, c’est parce que je suis saisi … Lire la suite 2 A l’improbable, c’est-à-dire à ce qui est …

3 Vers les profondeurs, les insondables profondeurs du souffle primordial …

Être libre n’est pas être sans liens, sans dépendances, sujet absolu désengagé, mais pouvoir créer une expérience qui permette de poursuivre, de sortir des impasses. L’idée d’une individuation de la liberté est contraire à cette conception. Merleau-Ponty et Sartre adoptent à ce propos deux perspectives très diffé­rentes. Selon Sartre, la liberté rend possible l'action; selon … Lire la suite 3 Vers les profondeurs, les insondables profondeurs du souffle primordial …

Descartes le cœur des bêtes

Il y a deux façons d'aborder la question de la différence entre l'homme et l'animal: dans la perspective de l'histoire des sciences, pour mesurer l'influence de la thèse cartésienne sur les savants; ou en la rapportant au développement de la pensée cartésienne. Or celle-ci détermine une façon pour l'homme de se rapporter à lui-même et … Lire la suite Descartes le cœur des bêtes