1 Des fictions théoriques

Le divorce entre l’histoire et la littérature relève d’un procès très ancien. Patente dès le XVIIéme siècle, légalisée au XVIIIéme siècle comme un effet de la division entre les lettres et les sciences, la rupture a été institutionnalisée au XIXe siècle par l’organisation universitaire. Elle a pour fondement la frontière que les sciences positives ont … Lire la suite 1 Des fictions théoriques

2 Des symptômes, ou une histoire ?

Pour Freud, le roman a pour définition de combiner en un même texte d'une part les symptômes de la maladie (Krankheitssymptome), c’est-à-dire une sémiologie fondée sur l’identifica­tion de structures pathologiques, et d’autre part l’histoire de la souffrance (Leidensgeschichte), c’est-à-dire une série d'événements relationnels qui surprennent et altèrent le modèle structural. Adopter le style du roman, … Lire la suite 2 Des symptômes, ou une histoire ?

3 Des figures qui sont des forces

Bien quelle revienne au genre du roman, l’in­terprétation freudienne n’en reste pas moins histo­rique. Donnons de l'historique une définition qui serve de point de départ: est historique l’ana­lyse qui considère ses matériaux comme les effets de systèmes (économiques, sociaux, politiques, idéologiques, etc.) et qui vise à élucider les opéra­tions temporelles (causalité, croisement, inversion, coalescence, etc.) … Lire la suite 3 Des figures qui sont des forces

4 Le destin des passions

L’affect (Affekt) revient également dans le dis­cours freudien. Il est la forme élémentaire des énergies pulsionnelles. Dès les Studien über Hysterie, il fournit une base à l’analyse économique du psychisme. Le plus souvent autonome par rapport au fonctionnement des représentations, il est soumis à des mécanismes générateurs de figures pathologiques, ses conversions produi­sant l’hystérie; ses … Lire la suite 4 Le destin des passions

5 Une médecine quantique : le discours freudien ne se soustrait pas aux mécanismes qu’il dévoile dans ses objets

Cette méthode exerce et élucide le langage comme pratique inter-subjective. Par là, elle fait du discours de l'analyse une fiction, autrement dit un discours où se marque la particularité de son locuteur, essentiellement son affectivité. Alors, dit-on, ce n’est plus scientifique, c'est de la lit­térature. Du point de vue freudien, cette doxa commune dit vrai, … Lire la suite 5 Une médecine quantique : le discours freudien ne se soustrait pas aux mécanismes qu’il dévoile dans ses objets

6 Il est permis de croire à l’écriture … Autorisée par rien, elle autorise de l’Autre et ne cesse de commencer

On peut éclairer la question en revenant à ce que Freud nomme l’écriture de l’histoire (Geschichtsschreibung), point nodal des relations entre littérature et histoire. Pour lui, l’écriture de l’histoire se produit à partir d’événements dont rien ne subsiste: elle en prend la place. Elle est donc à la fois exclue de ce dont elle traite … Lire la suite 6 Il est permis de croire à l’écriture … Autorisée par rien, elle autorise de l’Autre et ne cesse de commencer

1 Un chef de claque

L’esprit de révolte s’empara des légions de Pannonie; révolte sans motif, si ce n’est le changement de prince, qui leur montrait la carrière ouverte au désordre et des récompenses à gagner dans une guerre civile. Trois légions étaient réunies dans les quartiers d’été, sous le commandement de Junius Blésius. En apprenant la fin d’Auguste et … Lire la suite 1 Un chef de claque

Le cerveau est un ordinateur. Les ordinateurs peuvent-ils penser ?

Une analyse précise, datant des années 90 (où nous retrouvons notre vieil ami Michel Serres), qui n'est pas complètement désuète, hélas ... Le vocable de programme, arraché à son passé presque exclusivement théâtral, a été introduit dans le langage scientifique par le mathématicien anglais Alan Turing en 1936, dans son célèbre article sur les Nombres … Lire la suite Le cerveau est un ordinateur. Les ordinateurs peuvent-ils penser ?