Il y a 100 millions d'années, un ornitholeste chassait le diplodocus dans la dense forêt du jurassique. Cet ornith était une femelle dinosaure carnivore qui avait la bougeotte. Elle avait à peu près la taille d’un être humain, mais son corps était si svelte qu’elle en pesait à peine la moitié. Elle avait de puissantes … Lire la suite La Nuit des Temps
Catégorie : Poésie
Les fureurs de Poséidon, ne les redoute pas
Quand tu prendras le chemin vers IthaqueSouhaite que dure le voyage,Qu’il soit plein d’aventures et plein d’enseignements.Les Lestrygons et les Cyclopes,Les fureurs de Poséidon, ne les redoute pas.Tu ne les trouveras pas sur ton trajetSi ta pensée demeure sereine, si seuls de pursÉmois effleurent ton âme et ton corps. Les Lestrygons et les Cyclopes,Les violences … Lire la suite Les fureurs de Poséidon, ne les redoute pas
Tu as changé mon univers et la Trinité s’est perdue
Il fut un temps où la pierre était pierre, Chaque visage dans la rue un visage parfait. Entre Dieu, la Chose et moi-même L’harmonie régnait aussitôt. Tu as changé mon univers et la trinité s’est perdue: La pierre n’est plus la pierre, Comme aux figures surgies d’un rêve, il manque quelque chose à chaque visage, … Lire la suite Tu as changé mon univers et la Trinité s’est perdue
Comment le symbole nous fait voir l’invisible …
L'opération de pensée qui engendre le symbole n'est pas un procédé particulier et accessoire, mais un mode fondamental de la connaissance humaine. Il y a un mode symbolique de connaissance et celui-ci est un des deux modes de la connaissance intuitive, le second n’étant autre que le mode schématique de connaissance sur lequel a particulièrement … Lire la suite Comment le symbole nous fait voir l’invisible …
Un lac de sang, ombragé par un bois de sapins toujours vert
Si le XIXéme siècle était un tableau, cette toile de grand format serait de couleurs très fortes, de valeurs très contrastées, et ce n'est pas la lumière naturelle, celle qu'ont tant aimée beaucoup de ses peintres, de Constable ou Valenciennes aux impressionnistes et à Cézanne, qu'on y verrait partout resplendir. Plus souvent le rouge des … Lire la suite Un lac de sang, ombragé par un bois de sapins toujours vert
Au lieu du bosquet, passez-moi le mot, vous aurez les branches vives
J’aimerais parler d’un livre, L’Astrée, très lu sous Louis XIII, je souhaiterais qu’il fût pays, pays avec villages et collines, hameaux et fermes isolées, pays que les pas peuvent atteindre et les troupeaux investir, mais les prés restent à leur place entre Roanne et Saint-Étienne et la lecture n’est pas la marche, à première vue. … Lire la suite Au lieu du bosquet, passez-moi le mot, vous aurez les branches vives
Les lavandières de la nuit
Voici, selon nous, la plus sinistre des visions de la peur. C’est aussi la plus répandue; je crois qu’on la retrouve en tous pays. Autour des mares stagnantes et des sources limpides, dans les bruyères comme au bord des fontaines ombragées, dans les chemins creux, sous les vieux saules comme dans la plaine brûlée du … Lire la suite Les lavandières de la nuit
Le Jihad, magnifique travail sur soi, a été plongé dans les eaux de l’individualisme capitaliste, et il est devenu criminel
Travaille ceux qui me travaillent, Combats les haineux qui m’assaillent, Éternel mon recours, Charge-moi ta forte rondache, Et du croc tes armes détache, Marchant à mon secours. Fais brandir ta lance guerrière, Et les presse en telle manière Qu’ils n’approchent de moi, Puis mon âme ainsi réconforte, Âme ne doute en nulle sorte, Je suis … Lire la suite Le Jihad, magnifique travail sur soi, a été plongé dans les eaux de l’individualisme capitaliste, et il est devenu criminel
Tra la perduta gente
Ce sera tout à fait comme dans cette vie! Le même jardin,Profond, profond, touffu, obscur. Et vers midiDes gens s'étonneront d'être réunis làQui ne se sont jamais connus et qui ne savent Les uns des autres que ceci: qu'il faudra s'habillerComme pour une fête et aller dans la nuitDes disparus, tout seul, sans amour et … Lire la suite Tra la perduta gente
Dieu est mort
Non, Dieu ne cherche pas L’adoration, le front courbé, l’esprit Qui l’invoque et qui le questionne, pas même Le cri de la révolte. Il cherche à voir, comme l’enfant voit, une pierre, Un arbre, un fruit, La treille sous le toit, L’oiseau qui s’est posé sur la grappe mûre. Dieu cherche, lui sans yeux, À … Lire la suite Dieu est mort
Qui es-tu, Edward Hyde ? De la boue de l’enfer, de la poussière amorphe …
Considérons d’abord l’interprétation proposée par Jekyll -ce que Stevenson nomme sa version de l’affaire. Par la place qui lui est accordée dans le récit, c’est cette version qui semble avoir été privilégiée par l’auteur, de sorte qu’elle fut aussi prioritairement retenue par ses lecteurs. La dualité dont il est question est celle du Bien et … Lire la suite Qui es-tu, Edward Hyde ? De la boue de l’enfer, de la poussière amorphe …
La langue n’a pas trouvé de mots, mais elle a continué …
Accessible, proche et sauvegardée, au milieu de tant de pertes, ne demeura que ceci: la langue. Elle, la langue, fut sauvegardée, oui, malgré tout. Mais elle dut alors traverser son propre manque de réponses, dut traverser un mutisme effroyable, traverser les mille ténèbres des discours porteurs de mort. Elle traversa et ne trouva pas de … Lire la suite La langue n’a pas trouvé de mots, mais elle a continué …
Il compta les pierres
On est étrange quand on est perdu, lui dit son père. Saïd n’entendit pas le reste. Il ne pouvait pas compter les vagues Qui l’avaient mené sur l'autre côté Du détroit de Gibraltar Alors il déchira sa mémoire, Laissant derrière lui les lieux d’où il venait, Et il apprit à prier autrement. Il s’agenouilla au … Lire la suite Il compta les pierres
Les nuages ont l’air d’oiseaux prenant la fuite …
Par moments le vent parle, et dit des mots sans suite,Comme un homme endormi.Tout s’en va. La nature est l’urne mal fermée.La tempête est écume et la flamme est fumée.Rien n’est hors du moment. L’homme n’a rien qu’il prenne, et qu’il tienne, et qu’il garde.Il tombe, heure par heure, et, ruine, il regardeLe monde, écroulement … Lire la suite Les nuages ont l’air d’oiseaux prenant la fuite …
Charles Baudelaire et la vie militaire
Il n'est pas d'usage d'associer le nom de Baudelaire à l'univers militaire. Le beau-fils du colonel puis du général Aupick avait trop de raisons pour abhorrer l'armée en la personne du second mari de sa mère pour que quiconque songe à lui prêter un tel goût. Ce n'est pas sans serrement de cœur qu'on rend … Lire la suite Charles Baudelaire et la vie militaire
Derrière le buisson infouillable du songe
La jeune fille avec un amant prit la fuiteLe village accusa aussitôt les BohémiensEt la gendarmerie se mit à leur poursuiteDe son côté et moi du mien. Rejoignant la roulotte, par les petits rideauxJe n'aperçus dedans qu'une misère noireMalgré tous les larcins et les biens illégauxQue les gendarmes faux prétendirent y voir. Le forain dut … Lire la suite Derrière le buisson infouillable du songe
Prends garde à la douceur des choses
Dans Arles, où sont les Alyscamps,Quand l’ombre est rouge, sous les roses,Et clair le temps, Prends garde à la douceur des choses.Lorsque tu sens battre sans causeTon cœur trop lourd; Et que se taisent les colombes:Parle tout bas, si c’est d’amour,Au bord des tombes. Paul-Jean Toulet, Romances sans musique, 1915 Kees Scherer
Your pilgrim soul
How many loved your moments of glad grace, And loved your beauty with love false or true, But one man loved the pilgrim soul in you, And loved the sorrows of your changing face W. B. Yeats, When you are old Combien ont aimé vos moments de grâce si joyeuse / aimé votre beauté d’amour … Lire la suite Your pilgrim soul
Quant au feu
J’admets qu’on ne sait plus ce que c'est que l’arbre, que les forêts deviennent au mieux des parcs, et que les parcs sont des mensonges. Mais que l’on suive les routes de banlieue, le soir, dans le dédale des feux de croisement, au bord des villes de nulle part, et là, soudain, dans l’infini du … Lire la suite Quant au feu
Le vin des siècles, la moisson des étoiles
William Blake n’est pas le seul à écouter l’Histoire aux portes de l’Apocalypse.La période révolutionnaire est vécue dans un véritable délire d’interprétation; dans un temps où l’Histoire semble s’accélérer et où s’intensifie l’angoisse devant le devenir du monde, un chœur de prophètes s’élève pour investir les événements politiques de France de la puissance explosive de … Lire la suite Le vin des siècles, la moisson des étoiles
Cette longue couvée, ce long envol de grues sauvages …
Homère, l'insomnie. Et les voiles tendues. J'ai lu jusqu'au milieu le Catalogue des vaisseaux. Cette longue couvée, ce long envol de grues Sauvages qui jadis franchit le ciel de Grèce. Grues s'enfonçant en coin vers d'étrangers confins, (L'écume divine ceint la tête des rois) Vers quels ports voguez-vous? Ô guerriers achéens, Vous seriez-vous sans Hélène, … Lire la suite Cette longue couvée, ce long envol de grues sauvages …
Toute ma vie, Monsieur … Toute ma vie!
Dès que la servante l’eut introduit, il se nomma: Mon nom est Hilmacher. J’ai connu une famille Hilmacher, dis-je. Un cillement inquiet de ses paupières me fit conclure qu’il m’avait menti, mais je n'y attachai pas d'importance. D’ailleurs, ajoutai-je avec un geste nonchalant qui effaçait les ombres et qui balayait, semblait-il, les choses du passé, … Lire la suite Toute ma vie, Monsieur … Toute ma vie!
A comma out of place
When Flannery O’Connor sat in churchshe sometimes thought about the captive bearacross the river in his little cageinside the kiddie zoo in City Park.His being there where children stopped to starein mirth or pity must fill out a pagethat needed filling. Still, one had to searchfor words. To cast their beams into the dark.The proper … Lire la suite A comma out of place
Fallait-il qu’au sanctuaire fussent égorgés prêtre et prophète ?
Bien sûr, qu'il le fallait. Et ce n'était qu'un début. Les Lamentations nous étonnent plus que tout autre poème biblique quand nous les lisons à la lumière de la poésie. Ces cinq poèmes, composés probablement en Palestine après la ruine de Jérusalem en 587 et œuvre d’un seul auteur qui n’était peut-être pas Jérémie, sont … Lire la suite Fallait-il qu’au sanctuaire fussent égorgés prêtre et prophète ?
Georgette Cuvelier ! Harry Dickson est son pire ennemi … Et l’homme qu’elle aime !
Cette jeune femme d’à peine vingt ans se trouvait déjà la tête d’une importante et dangereuse société secrète, la Bande de l’Araignée. Son âme ténébreuse s’expliquait-elle par son effroyable parenté? Car elle n’était autre que la fille du Professeur Flax, l'homme-caoutchouc! Flax commence à faire parler de lui en faisant kidnapper à Paris, en 1906, … Lire la suite Georgette Cuvelier ! Harry Dickson est son pire ennemi … Et l’homme qu’elle aime !