Ceux qui rêvent le soir, devant leur porte assis, de s’en aller dans les étoiles !

Tu marches donc sans cesse! Oh! Que n’es-tu de ceux Qui donnent pour limite à leurs pieds paresseux Leur toit de branches ou de toiles! Qui, rêveurs, sans en faire, écoutent les récits, Et souhaitent, le soir, devant leur porte assis, De s’en aller dans les étoiles! Le fer de ton cheval arrache aux durs … Lire la suite Ceux qui rêvent le soir, devant leur porte assis, de s’en aller dans les étoiles !

Quand vous foulerez ce bouquet d’orties qui avait été moi dans un autre siècle …

Extraits ... A l’ombre de nos pas perdus, se pose aujourd’hui encore la question bien humaine de résister. Le parcours commémoratif présenté ici propose une réponse possible entre les temps qui nous bousculent. Il réunit poèmes, témoignages vivants et lieux de mémoire autour de la Résistance. Bien qu’il s’y réfère explicitement, il ne se limite … Lire la suite Quand vous foulerez ce bouquet d’orties qui avait été moi dans un autre siècle …

Pourquoi tu aimes les banlieues de l’aube à l’aurore, les friches au crépuscule et les usines abandonnées …

Ce qui m’anime, obstinément me hante, c’est de tenter d’atteindre le monde sans mon approche couvrante: le monde sans moi. Est-ce possible? Il me semble que non. Mais le monde peut parfois faire un pas vers nous. Et peut-être, mais ce n’est qu’une hypothèse que je risque: de même que le corps s’ouvre en ses profondeurs … Lire la suite Pourquoi tu aimes les banlieues de l’aube à l’aurore, les friches au crépuscule et les usines abandonnées …

Pour éclairer les jours antérieurs à nos jours

De temps à autre j’alimentais le feu en y posant une racine. La racine craquait; le foyer, assombri d’abord, chauffait le bois. L’écorce fendue s’enflammait et, sur la braise incandescente, une langue vive montait, qui se balançait dans l’air noir, comme l’âme même du feu. Cette créature vivait au ras du sol, sur son vieux … Lire la suite Pour éclairer les jours antérieurs à nos jours

La charrue qui retourne le tchernoziom du temps

Littérature? C’est ce que le premier chapitre de La nuit des prolétaires met en scène: la douleur purement intérieure de celui qui ne fait rien (René, Werther ou Oberman), donc la douleur par principe refusée à ceux qui travaillent, est la médiation par laquelle la douleur prolétaire peut se contempler. Les héros romantiques ne souffrent … Lire la suite La charrue qui retourne le tchernoziom du temps

Au delà des murailles de flamme qui entourent le monde

Alors qu'aux yeux de tous, l'humanité traînait sur terre une vie abjecte, écrasée sous le poids d'une religion dont le visage, se montrant du haut des régions célestes, menaçait les mortels de son aspect horrible, le premier, un Grec, un homme!, osa lever ses yeux mortels contre elle, et contre elle se dresser. Loin de … Lire la suite Au delà des murailles de flamme qui entourent le monde

Par une nuit de soleil éclatant. Je suis dans la forêt et regarde ma maison aux murs couleurs de brume …

... Son bois est imprégné de quatre couches de joie et de trois couches de douleur. Quand celui qui l'a habitée meurt, on repeint la maison. Le mort la peint lui-même, sans pinceau, du dedans. De l'autre côté, il y a un terrain découvert. Un ancien jardin, aujourd'hui à l'abandon. Des brisants immobiles d'herbes folles, … Lire la suite Par une nuit de soleil éclatant. Je suis dans la forêt et regarde ma maison aux murs couleurs de brume …

Honoré parmi les renards et les faisans de la maison de la jeunesse

Sous les larges branches des pommiers Autour de la maison mélodieuse Heureux de voir l’herbe si verte, la nuit par-dessus Le Temps me donna de grimper couvert d‘or Fêté honoré parmi les chariots j’étais devenu le prince des villes des pommes Majestueusement, je possédais et les arbres et les feuilles Les chemins avec les marguerites … Lire la suite Honoré parmi les renards et les faisans de la maison de la jeunesse