La controverse débute avec l’article de Richet dans Le Figaro. Elle fut lancée par le Dr Paul Valentin, un médecin spécialiste des névroses qui revendique sur l’affaire le regard de la psychopathologie. L’offensive contre le fantôme de Richet a en effet rapidement mobilisé une psychopathologie matérialiste et organiciste, se proclamant au service de l’hygiène mentale … Lire la suite 3 Ma princesse ! Ma prêtresse ! Mon double !
Auteur : Noël Pécout
4 Les Mange-Mort sont de retour
La révélation de l'hideuse fraude, on s’en doute, fit son effet, et dans ses conclusions Rouby pouvait dénoncer la faillibilité des plus réputés. Des expériences de la villa Carmen, il ne restait plus rien. De la crédibilité de Richet en matière de matérialisation non plus. Le coup de grâce vint de la discussion qui suivit … Lire la suite 4 Les Mange-Mort sont de retour
Et si les Droits de l’Homme étaient une invention mortifère de l’Occident colonial ?
Les vrais rebelles seraient alors différentialistes. Oh pas racistes. Indigènes de la République. Poutiniens. La Nouvelle Droite des années 70, Éléments et Alain de Benoist, auraient en silence raflé toutes les mises, y compris dans les soi-disant gauches radicales, pour aboutir à la catastrophe en cours. Mais non. Retour amont: Lorsque l’humaniste espagnol Juan Ginés … Lire la suite Et si les Droits de l’Homme étaient une invention mortifère de l’Occident colonial ?
La passion de la trace, du pas et de la dérobade, dans l’espace étoilé du désert
Sur le désert veille Dieu, l'Un, l'Unique, l'Étranger. Qu'est-ce qu'un mystique dans l'univers du monothéisme? C'est un solitaire qui rêve d'être un ami de Dieu. Dans son conte philosophique, Hayy ibn Yaqzân (Le Fils de l’Éveillé), Ibn Tofail, né en Andalousie au début du 11éme siècle et décédé à Marrakech en 1185, nous raconte la … Lire la suite La passion de la trace, du pas et de la dérobade, dans l’espace étoilé du désert
Aristote : l’âme est en quelque façon toutes choses.
Qu’est-ce qu’un sujet? La question ne peut être posée. Un sujet, précisément, n’est pas quelque chose. Il n’est pas quelque chose et il n’est pas, si du moins on donne à être la valeur d’une forme d’ontologie substantielle. Le sujet n’est pas comme une chose est; il n’est pas non plus comme un être est, … Lire la suite Aristote : l’âme est en quelque façon toutes choses.
Néglige ceux aux yeux de qui l’homme passe pour n’être qu’une étape de la couleur sur le dos tourmenté de la terre
Qu'ils dévident leur longue remontrance.L'encre du tisonnier et la rougeur du nuage ne font qu'un. René Char André Pichot appelle disjonction d’évolution la discontinuité physico-chimique qui surgit entre le vivant actuel et l’environnement actuel, le déphasage causé par deux évolutions disjointes (celle du vivant et celle de l’environnement) qui sont maintenant en relation. Deux histoires … Lire la suite Néglige ceux aux yeux de qui l’homme passe pour n’être qu’une étape de la couleur sur le dos tourmenté de la terre
Dieu est mort
Non, Dieu ne cherche pas L’adoration, le front courbé, l’esprit Qui l’invoque et qui le questionne, pas même Le cri de la révolte. Il cherche à voir, comme l’enfant voit, une pierre, Un arbre, un fruit, La treille sous le toit, L’oiseau qui s’est posé sur la grappe mûre. Dieu cherche, lui sans yeux, À … Lire la suite Dieu est mort
La résilience, un concept illusoire, pour faire passer en fraude le plus désuet des darwinismes sociaux …
Résilience? L’idée de quelque chose qui résiste aux pressions sans trop se déformer ou en pouvant retrouver sa forme, un peu comme un ressort, existe aux États-Unis depuis longtemps. Paul Claudel écrivait dans L’Élasticité américaine: Il y a dans le tempérament américain une qualité que l’on traduit là-bas par le mot resiliency, pour lequel je … Lire la suite La résilience, un concept illusoire, pour faire passer en fraude le plus désuet des darwinismes sociaux …
Je suis une merde
La torture va de l'usage de la gégéne à la gestion des ressources humaines ... L’analyse vaut pour toute institution. L’institution dit au sujet: Regarde ce que tu es: une pourriture. Ou bien le sujet se laisse nier, écraser, anéantir, acceptant de s’identifier à cette pourriture, à ce déchet, ou bien il adopte une attitude … Lire la suite Je suis une merde
1 Le Raconter, tissu de l’Être
Et le Raconter entre les générations. La relation du père au fils est d'ordre narratif. On se doute qu'il y aura plus à dire, mais c'est là une constatation première: l'un précède l'autre, selon toute expérience que nous puissions en avoir. Il s'agit de l'avant et de l'après, et ceci le long d'une durée qui, … Lire la suite 1 Le Raconter, tissu de l’Être
2 Chaque parole, même quand elle échoue, porte une promesse de vérité
Si Dieu se révèle sans réserve car Il est lumière et en lui pas de ténèbres (1 Jn 1,5) et Tout ce que j'ai appris de mon Père, je vous l'ai fait connaître (Jn 15,15)- et s'il se révèle par le récit selon l'amplitude des temps bibliques, alors il faut postuler que le récit conduit … Lire la suite 2 Chaque parole, même quand elle échoue, porte une promesse de vérité
3 Pour se distinguer du multiple, l’Unique a besoin de lui et de tout son espace
Du côté du récit biblique pris dans toute son extension, nous avons déjà reconnu que celui qui est l'origine est à la fois Père de l'Unique nouveau et créateur du Tout. Et cette dualité de fonction s'exprime précisément dans le récit biblique. Le récit relie dans leur ordre de succession l'ancien avec le nouveau et … Lire la suite 3 Pour se distinguer du multiple, l’Unique a besoin de lui et de tout son espace
4 L’éternité de l’Esprit réside dans son historicité
L'unique-nouveau a besoin de l'espace-temps dans tout son volume: ce volume est sa matrice. Mais dire cela, c'est dire que l’Élu a besoin de nous. Nous lui donnons ce qu'il est. Il est faible, dans sa kénose. C'est pour recevoir et pour recevoir de nous. La première forme d'amour que nous manifeste le Verbe incarné … Lire la suite 4 L’éternité de l’Esprit réside dans son historicité
5 L’individu ne peut se manifester comme unique que dans la mesure où son rapport à son peuple et à l’universel a été déployé
Par quelles voies se fera cette lente propulsion de l'unique hors de sa matrice créée jusqu'à ce que vienne l'heure où l'unique révèle l'unique, où le nouveau révèle l'origine, où le Fils révèle le Père? Le processus est celui d'une série de séparations successives, par lesquelles une nouveauté se sépare d'un commencement, lieu d'ancienneté. Heure … Lire la suite 5 L’individu ne peut se manifester comme unique que dans la mesure où son rapport à son peuple et à l’universel a été déployé
6 Le féminin , par quoi au lieu de passer les chose se passent
La mort de Jésus est sans pareille parce qu'elle rompt un lien sans pareil avec tout le créé et avec toute l'histoire. Il n'y a pas eu d'autre raison pour que fût racontée sa vie, son amour de la vie, lisible dans le nourrir et le guérir, sa mémoire incomparable de l'héritage d'Israël et c'est … Lire la suite 6 Le féminin , par quoi au lieu de passer les chose se passent
7 Elle partit en hâte pour la montagne, où habitait sa mère
Ne faut-il pas rapprocher l'ombre dont l'Esprit Saint couvre la vierge Marie d'après saint Luc, et la torpeur du sommeil de nescience dans lequel la première femme est séparée du premier homme en même temps que donnée à lui? Silence du non dicible. Au moins puis-je affirmer, car il est non seulement impossible mais aussi … Lire la suite 7 Elle partit en hâte pour la montagne, où habitait sa mère
Je vous salue Marie 40
Annonciation Vermeer, Jeune Fille et Soldat
Pour un compostage quantique
Aux jardiniers de La Rivière Bouvard et Pécuchet découvrent au cours d’une promenade un corps en putréfaction: Ils voulurent faire comme autrefois une promenade dans les champs, allèrent très loin, se perdirent. De petits nuages moutonnaient dans le ciel, le vent balançait les clochettes des avoines, le long d’un pré un ruisseau murmurait, quand tout … Lire la suite Pour un compostage quantique
Qui es-tu, Edward Hyde ? De la boue de l’enfer, de la poussière amorphe …
Considérons d’abord l’interprétation proposée par Jekyll -ce que Stevenson nomme sa version de l’affaire. Par la place qui lui est accordée dans le récit, c’est cette version qui semble avoir été privilégiée par l’auteur, de sorte qu’elle fut aussi prioritairement retenue par ses lecteurs. La dualité dont il est question est celle du Bien et … Lire la suite Qui es-tu, Edward Hyde ? De la boue de l’enfer, de la poussière amorphe …
La langue n’a pas trouvé de mots, mais elle a continué …
Accessible, proche et sauvegardée, au milieu de tant de pertes, ne demeura que ceci: la langue. Elle, la langue, fut sauvegardée, oui, malgré tout. Mais elle dut alors traverser son propre manque de réponses, dut traverser un mutisme effroyable, traverser les mille ténèbres des discours porteurs de mort. Elle traversa et ne trouva pas de … Lire la suite La langue n’a pas trouvé de mots, mais elle a continué …
Il compta les pierres
On est étrange quand on est perdu, lui dit son père. Saïd n’entendit pas le reste. Il ne pouvait pas compter les vagues Qui l’avaient mené sur l'autre côté Du détroit de Gibraltar Alors il déchira sa mémoire, Laissant derrière lui les lieux d’où il venait, Et il apprit à prier autrement. Il s’agenouilla au … Lire la suite Il compta les pierres
Je vous salue Marie 39
Annonciation Vermeer, La leçon interrompue
Les Bois Maudits du Canton de L’Arbresle
L'année mil sept cent cinquante cinq dans le carême et l'an 1756 deux loups cerviers (que les personnes de la campagne appelaient loups garous au commencement de leurs ravages, le grand nombre de paysans soutenaient que c'était des personnes couvertes d'une peau) dévorèrent et mangèrent en tout ou en partie environ 25 personnes à Savigny … Lire la suite Les Bois Maudits du Canton de L’Arbresle
Je vous salue Marie 38
Annonciation Vermeer de Delft
Les nuages ont l’air d’oiseaux prenant la fuite …
Par moments le vent parle, et dit des mots sans suite,Comme un homme endormi.Tout s’en va. La nature est l’urne mal fermée.La tempête est écume et la flamme est fumée.Rien n’est hors du moment. L’homme n’a rien qu’il prenne, et qu’il tienne, et qu’il garde.Il tombe, heure par heure, et, ruine, il regardeLe monde, écroulement … Lire la suite Les nuages ont l’air d’oiseaux prenant la fuite …