Se trouvait-il au mauvais moment au mauvais endroit? Quelques heures avant que le syndicaliste Jacques Bino ne fut tué par balles près d'un barrage dans le quartier Henri-IV, à Pointe-à- Pitre, Solange Yvon Coudrieu, 72 ans, venait d'acheter du pain dans la même rue. Un hasard. J'ai vu un tas de détritus sur la chaussée. … Lire la suite Gwadloup 1967
Auteur : Noël Pécout
Une épigramme galante
Ne me cherchez pas querelle Si je m’en vais vous quitter Pour une poularde manger Vous êtes tout à fait belle Vous avez de la vertu Mais vous n’avez pas comme elle Un oignon dedans le cul Roger de Bussy-Rabutin Pierre Mignard, Madame de Sévigné en Flore
Je rêve sur le bord du monde et de la nuit
Que vouliez-vous donc me dire? Hommes dans l’éloignement, criant la main en porte-voix, riant des gestes du dormeur. Sur le bord de la nuit et du crime, sur le bord du crime et de l’amour. Ô Rivieras de l’idéel, vos casinos sans distinction d’âge ouvrent leurs salles à tous ceux qui veulent perdre! Il est … Lire la suite Je rêve sur le bord du monde et de la nuit
1 Du gaz hilarant et de l’Empire britannique
Nous voulons, tant ce feu nous brûle le cerveau, Plonger au fond du gouffre, Enfer ou Ciel, qu'importe! Au fond de l'Inconnu pour trouver du nouveau! Depuis des années, Thomas Beddoes, Professeur à Oxford, jouissait d’une réputation de bizarrerie dans les milieux scientifiques anglais. Il soumettait ses patients atteints de tuberculose aux flatulences de vaches … Lire la suite 1 Du gaz hilarant et de l’Empire britannique
2 Deux arracheurs de dent infléchissent le cours de l’Histoire
Avant 1850, il arrivait souvent que les gens se suicident plutôt que d’affronter une opération chirurgicale, et on peut les comprendre. Chaque détail du lieu prévu pour l’opération annonçait la douleur à venir, depuis le sol garni de sable pour absorber le sang et les vomissures, jusqu’au plafond ouvert pour laisser s’échapper les hurlements des … Lire la suite 2 Deux arracheurs de dent infléchissent le cours de l’Histoire
3 De l’oxyde nitreux, de l’éther et du grand capital
Si l’oxyde nitreux ne marchait pas comme anesthésique, eh bien on trouverait mieux! Et c’est ce qui se passa. En dépit de sa complète ignorance en chimie et en médecine, moins d’un an plus tard, Morton comprit qu'il pouvait utiliser l'éther. À première vue, l’éther ne semble pas un anesthésique très prometteur: les anesthésiques s’administrent … Lire la suite 3 De l’oxyde nitreux, de l’éther et du grand capital
4 La conscience est un phénomène quantique, m’a murmuré l’anesthésiste …
L’oxyde nitreux, l’éther, le chloroforme étaient des médicaments uniques, faits de produits chimiques simples. Aujourd’hui, l’anesthésie recourt à tout un cocktail de substances différentes, dont chacune cible une fonction physiologique différente. Certaines ralentissent la respiration, d’autres paralysent les muscles, d’autres enfin soulagent l’anxiété ou entravent la formation de la mémoire. En un certain sens, nous … Lire la suite 4 La conscience est un phénomène quantique, m’a murmuré l’anesthésiste …
1 En chaque phrase, en chaque image ou en chaque émotion plusieurs temps coexistent …
Dans ses Nouvelles notes sur Edgar Poe, en 1857, Baudelaire devait produire une définition de l’imagination -à savoir la faculté de produire des images -soigneusement écartée de toute fantaisie subjective et, bien au contraire, décisivement accordée à un enjeu de connaissance: L’Imagination n’est pas la fantaisie; elle n’est pas non plus la sensibilité, bien qu’il … Lire la suite 1 En chaque phrase, en chaque image ou en chaque émotion plusieurs temps coexistent …
2 Fugitive beauté, dont le regard m’a fait soudainement renaître …
Souvenons-nous encore des œuvres de Delacroix prenant fait et cause, avec toute l’école romantique européenne, pour le soulèvement des Grecs contre l’Empire ottoman. Il est significatif que le peintre de la vie moderne alors chanté par Baudelaire ait participé, lui aussi, à cet engagement dans la lutte des Grecs pour leur indépendance: Constantin Guys avait … Lire la suite 2 Fugitive beauté, dont le regard m’a fait soudainement renaître …
Mon temps, mon fauve
Mon temps, mon fauve, qui saura Plonger les yeux dans tes prunelles. Les bourgeons vont encore s’enfler, Les pousses jaillir comme des seigles, Toi tu as l’échine brisée, Mon beau, mon pitoyable siècle. Faible et cruel en même temps, Comme un fauve Souple autrefois, Tu regardes stupide maintenant Les empreintes que tu as laissées Ossip … Lire la suite Mon temps, mon fauve
Où réside l’esprit ? Au-dedans, au-dehors ?
Où réside l’esprit Au-dedans, au-dehors? Premier le cri de l’oiseau de mer? Première l’âme Imaginée dans l’aube froide de son cri Et son perchoir ultime? Le bâton fangeux d’un nid De corneille, au sommet de la vieille tour de pierre, Ou le buste de marbre dominant le parterre? Habitable, la forme accomplie? Habitée, la lumière … Lire la suite Où réside l’esprit ? Au-dedans, au-dehors ?
Esquisse d’une phénoménologie de l’Annonciation
Les Annonciations d’Edward Hopper L'Annonciation, en tant qu’elle est le moment insituable où l’Incarnation s’effectue, n’est pas un sujet parmi d’autres: c’est de l’Incarnation, ou de l'humanisation, ou de l'échange de paroles, que la culture reçoit sa possibilité et son sens. L’Annonciation représente donc le plus grand défi qui se puisse imaginer pour la liturgie, … Lire la suite Esquisse d’une phénoménologie de l’Annonciation
Je vous salue Marie 35
Les Annonciations d’Edward Hopper
Je vous salue Marie 34
Les Annonciations d’Edward Hopper
Je vous salue Marie 33
Les Annonciations d’Edward Hopper
1 L’Être est cela qui demande de nous création pour que nous en ayons connaissance …
Rauschenberg demande en 1953 un tableau à Willem De Kooning, afin de le goudronner et d’en faire une de ses œuvres, en l’effaçant. De Kooning le lui accorde, et choisit même un dessin qu’il lui sera difficile d’effacer avec art -c'est-à-dire de produire par effacement une autre œuvre, et non pas seulement de la détruire … Lire la suite 1 L’Être est cela qui demande de nous création pour que nous en ayons connaissance …
2 A l’improbable, c’est-à-dire à ce qui est …
L’Ego qui dit ce qu’il comprend dans une figure mathématique ne se saisit que comme pensant. Mais, si je n’étais pas effectivement existant, comme un individu, comment pourrais-je échapper au doute relativement à ce que je pense, comment même pourrais-je jamais me tromper? Si je doute, si je pense, c’est parce que je suis saisi … Lire la suite 2 A l’improbable, c’est-à-dire à ce qui est …
3 Vers les profondeurs, les insondables profondeurs du souffle primordial …
Être libre n’est pas être sans liens, sans dépendances, sujet absolu désengagé, mais pouvoir créer une expérience qui permette de poursuivre, de sortir des impasses. L’idée d’une individuation de la liberté est contraire à cette conception. Merleau-Ponty et Sartre adoptent à ce propos deux perspectives très différentes. Selon Sartre, la liberté rend possible l'action; selon … Lire la suite 3 Vers les profondeurs, les insondables profondeurs du souffle primordial …
Je vous salue Marie 32
Les Annonciations d’Edward Hopper
Descartes le cœur des bêtes
Il y a deux façons d'aborder la question de la différence entre l'homme et l'animal: dans la perspective de l'histoire des sciences, pour mesurer l'influence de la thèse cartésienne sur les savants; ou en la rapportant au développement de la pensée cartésienne. Or celle-ci détermine une façon pour l'homme de se rapporter à lui-même et … Lire la suite Descartes le cœur des bêtes
Je vous salue Marie 31
Les Annonciations d’Edward Hopper
Je vous salue Marie 30
Les Annonciations d’Edward Hopper
Je vous salue Marie 29
Les Annonciations d’Edward Hopper
Le peintre dont l’ombre est un voyageur
Qu'on ne se contente pas trop facilement des explications les plus simples -un hasard, le mécénat, les commandes- quand il s'agit de cette question qui me paraît essentielle: pourquoi un peintre a-t-il changé de pays, laissant pour d'autres horizons, d'autres couleurs, et toujours une autre lumière, le lieu où il a vécu, où il a … Lire la suite Le peintre dont l’ombre est un voyageur
Je vous salue Marie 28
Les Annonciations d’Edward Hopper