C’est une belle aventurière. Elle parle l’anglais, assez bien, et le martien à la perfection …

Une aventurière? Allons donc! C'est une demoiselle de magasin! ... D'un grand magasin, d'une de ces maisons de commerce d'où est bannie toute notion d'humanité et où les malheureuses sont contraintes de rester debout onze heures par jour, et exposées aux foudres de l'honorable patron pour chaque instant de repos pris à la dérobée et … Lire la suite C’est une belle aventurière. Elle parle l’anglais, assez bien, et le martien à la perfection …

La conscience, c’est maintenant et à nouveau l’âme, et l’Être, qui est autour d’elle plutôt que devant elle, c’est un Être onirique, par définition caché, un être sauvage

Il faut reconnaître sans équivoque la réalité psychique, l'essence intra-subjective des formations morbides, l'opération fantastique qui reconstruit un monde en marge et à l'encontre du monde vrai, une histoire vécue sous l'histoire effective, et qui s'appelle la maladie. D'un autre côté le freudisme confirme la philosophie moderne dans sa description d'une conscience qui n'est pas … Lire la suite La conscience, c’est maintenant et à nouveau l’âme, et l’Être, qui est autour d’elle plutôt que devant elle, c’est un Être onirique, par définition caché, un être sauvage

As-tu jamais peint la couleur des ténèbres à la lueur d’une chandelle ?

Jun'ichirō Tanizaki, Éloge de l'ombre, 1933, traduit par René Sieffert, 1977 Le plus souvent, des patients viennent [en psychanalyse] en souffrance d’une parole empêchée, impossible, qui n’a jamais été dite ou reconnue. Ils se trouvent dans un silence subi, un silence qui n’est pas heureux. Leur silence est assigné. Quand Freud a commencé la cure par … Lire la suite As-tu jamais peint la couleur des ténèbres à la lueur d’une chandelle ?

1 Carl Jung, ô prairie à l’oubli livrée, grandie et fleurie d’encens et d’ivraie …

À partir de 1906, Freud entretient une correspondance régulière avec Carl Gustav Jung, plus jeune que lui, descendant d'un illustre alchimiste de Mayence et petit-fils d'un médecin, Grand Maître de l'ordre des maçons suisses. En 1907, les deux hommes se rencontrent, mutuellement séduits. Freud fonde de grands espoirs sur celui qu'il appelle, par courrier, mon … Lire la suite 1 Carl Jung, ô prairie à l’oubli livrée, grandie et fleurie d’encens et d’ivraie …

2 Nach der Katastrophe

La thèse centrale du national-socialisme pose l'existence d'une sous-humanité, plus ou moins invisible, détruisant comme un bacille un corps social naturellement sain. La confluence est inédite de composantes déjà là: le vieil antisémitisme chrétien, un hygiénisme moderne, un eugénisme délirant, un anti-communisme classiquement conservateur et, ce qui est trop peu vu, une tentative de réenchantement … Lire la suite 2 Nach der Katastrophe

II Encore un verre, après je me couche par terre …

Je me couche par terre. Pas comme Adam, sur l'humus, mais sur un tapis. Sous ma tente. J'avais élevé un autel, accompli un sacrifice avec les fils (la première messe dans la tradition chrétienne). Et planté une vigne, et vendangé, et bu! Trop bu. La terre a continué de tanguer, comme en mer, avant. L'histoire … Lire la suite II Encore un verre, après je me couche par terre …

Puanteur du pouvoir. Alors parfums. Et Grand Arc

 Ce qui arriva dans la ville de Loudun à partir de septembre 1632, après une peste ravageuse ... Contre ce fléau dont l’air est infecté, on se protège avec du parfum: aloès, térébinthe, conserve de rosat, et pour les pauvres, romarin, laurier, cyprès. Il faut imaginer les odeurs dans la ville: aux relents des cadavres, … Lire la suite Puanteur du pouvoir. Alors parfums. Et Grand Arc

Les névrosés souffrent de réminiscences. Seulement c’est notre lot à tous …

Pour le sujet qui doit advenir au cours d'une psychanalyse, la question de l'origine est celle de l'origine de toute question: elle renvoie à ce qu'il est convenu d'appeler la scène primitive, au cours de laquelle le sujet a été conçu et à laquelle il n'a évidemment pas assisté. Son père et sa mère ont … Lire la suite Les névrosés souffrent de réminiscences. Seulement c’est notre lot à tous …