La conscience, c’est maintenant et à nouveau l’âme, et l’Être, qui est autour d’elle plutôt que devant elle, c’est un Être onirique, par définition caché, un être sauvage

Il faut reconnaître sans équivoque la réalité psychique, l'essence intra-subjective des formations morbides, l'opération fantastique qui reconstruit un monde en marge et à l'encontre du monde vrai, une histoire vécue sous l'histoire effective, et qui s'appelle la maladie. D'un autre côté le freudisme confirme la philosophie moderne dans sa description d'une conscience qui n'est pas … Lire la suite La conscience, c’est maintenant et à nouveau l’âme, et l’Être, qui est autour d’elle plutôt que devant elle, c’est un Être onirique, par définition caché, un être sauvage

2 Dans les Ténèbres suressentielles

Trinité suressentielle qui es au-delà du divin, au-delà du Bien, Toi qui gardes les chrétiens dans la connaissance des choses divines, conduis-nous, par-delà l'inconnaissance, vers les très hautes et très lumineuses cimes des écritures mystérieuses. Là se trouvent voilés les simples, insolubles et immuables mystères de la théologie, dans la translumineuse Ténèbre du Silence, où … Lire la suite 2 Dans les Ténèbres suressentielles

On n’a rien à perdre à repenser la condition du philosophe comme une émergence évolutive improbable …

Jusqu'à une date récente, l'anthropologie philosophique allemande appartenait au passé. Des hypo­thèses fameuses, mais assez aventureuses (la néoténie, la positionalité excentrique, l'être lacunaire), un contexte intellectuel d'entre-deux-guerres inspirant plus souvent le soupçon que l'enthousiasme, semblaient remiser ce mou­vement au rayon certes respectable mais sans grand avenir de ce que l'on appelle, faute de mieux, l'histoire … Lire la suite On n’a rien à perdre à repenser la condition du philosophe comme une émergence évolutive improbable …

La nature est au premier jour

Aucune pensée ne peut se détacher du contexte historique et intime, des structures multiples, linguistiques et sociales dans lesquelles elle s’inscrit, principalement à son insu. Est-il encore possible de parler de vérité? Les sciences exactes sont confrontées à une difficulté analogue. Elles aussi, doivent renoncer à l’idéal du spectateur absolu et désintéressé. Le théorème de … Lire la suite La nature est au premier jour

Devotio Moderna 1

Holmes Rolston III, actuellement Professeur de philosophie émérite à l'Université du Colorado, peut bien être tenu pour le patriarche de l'éthique environnementale anglo-américaine telle qu'elle s'est constituée en tant que champ d'investigation philosophique au début des années 1970.  Né en 1932 à Staunton, dans l'État de Virginie, Rolston est le fils et le petit-fils de … Lire la suite Devotio Moderna 1

Devotio Moderna 2

Parvenus à ce stade, le sens général de la philosophie environnementale de Rolston peut être mieux compris. En s'attachant à faire reconnaître la présence de valeurs naturelles objectives dont l'existence, en tant que telle, ne dépend nullement d'un sujet qui évalue, mais qui sont bien plutôt présentes dans le monde, inscrites pour ainsi dire dans … Lire la suite Devotio Moderna 2

Natura naturans

La culture est encore le seul remède à la crise de la culture: si l'homme est bien seul, entre ces deux absolus que sont l'animal et Dieu, à devenir imbécile, il est aussi le seul à être perfectible. L'imbécillité est la rançon de la perfectibilité, c'en est même peut-être la condition: il y a du … Lire la suite Natura naturans

Humanisme : l’homme est transcendant par rapport à l’animal enclos dans sa différence, parce qu’il traverse toutes les espèces, les assume et les fait communiquer …

Montaigne ne songe au départ qu'à prémunir l'homme contre la cruauté à l'endroit de ses semblables. N'est-ce pas un meurtre symbolique que d'offrir en sacrifice des bêtes, ce qui revient à payer Dieu en peinture et en ombrage? N'est-ce point faire preuve d'une propension naturelle à la cruauté que de courir le cerf? Quand on … Lire la suite Humanisme : l’homme est transcendant par rapport à l’animal enclos dans sa différence, parce qu’il traverse toutes les espèces, les assume et les fait communiquer …

L’homme est un animal. Mais il s’agit d’un animal extrêmement imparfait, et précisément pour cette raison ce n’est pas du tout un animal

La lenteur du développement ontogénétique est favorable à l'aptitude à apprendre, au développement intellectuel, à l'imprégnation, donc à la transmission culturelles. L'homme est un néotène (étymologiquement, celui qui maintient sa jeunesse) en raison de son inachèvement constitutif. La période de la jeunesse est plus longue que partout ailleurs dans le règne animal. Cela signifie que … Lire la suite L’homme est un animal. Mais il s’agit d’un animal extrêmement imparfait, et précisément pour cette raison ce n’est pas du tout un animal

Descartes: prétendre que Dieu est assujetti à la nécessité, c’est le voir comme un Saturne soumis à quelque Styx

Tout au long de son œuvre prolifique, Stephen Jay Gould insiste sur l'importance cruciale des détails, de faits à première vue mineurs dont le rôle décisif n'apparaît qu'après coup. La longue histoire qui conduit de l'origine de la vie à l'homme est jalonnée d'événements qui ne prennent leur relief que considérés de notre point de … Lire la suite Descartes: prétendre que Dieu est assujetti à la nécessité, c’est le voir comme un Saturne soumis à quelque Styx

L’humain n’est plus le seul sujet dans l’univers

De nombreux Occidentaux ont actuellement tendance à considérer que certains animaux au moins sont des personnes, et qu'expérimenter sur eux, ou les transformer, est de ce fait hautement problématique. Mais qu'est-ce qu'un sujet animal? Que signifie le fait d'être un individu ou une personne dans une communauté qui est composée aussi de personnes ou d'individus … Lire la suite L’humain n’est plus le seul sujet dans l’univers