Catégorie : L’Être sauvage
L’anthropocène n’existe pas
... Du moins tel qu'il nous est vendu: le segment final d'un prétendu Grand Récit -un destin déjà écrit, qui courrait du Big Bang à l'élection de notre vieil ami Michel Serres à l'Académie Française, en passant par l'hominisation et la Croissance. Saisissons bien la ruse: l'anthropocène, et ses désastres, qui sont indubitables, est utilisé … Lire la suite L’anthropocène n’existe pas
1 L’animal doit être considéré comme un champ: tout à la fois matière et sens …
L’animal doit être considéré comme un champ, c’est-à-dire qu’il est tout à la fois physique et sens. Seulement un champ a des propriétés telles qu’il se distingue toujours des choses partes extra partes, car il comporte toujours une relation entre les parties et le tout. À la fois physique et sens: comment est-ce possible? Le … Lire la suite 1 L’animal doit être considéré comme un champ: tout à la fois matière et sens …
2 C’est en comprenant la façon dont les vivants se montrent qu’on peut avoir accès au mystère de L’Être …
Il y a deux façons de considérer l’animal, comme il y a deux façons de considérer une inscription sur une vieille pierre: on peut se demander comment cette inscription a pu être tracée, mais on peut aussi chercher à savoir ce qu’elle veut dire. De même, on peut soit analyser les processus de l’animal au … Lire la suite 2 C’est en comprenant la façon dont les vivants se montrent qu’on peut avoir accès au mystère de L’Être …
3 L’ontologisation de la topologie
Il n’y a pas d'objets comme tels pour l’animal, mais des porteurs de signification, c’est-à-dire des objets toujours investis d’une valeur, qui sont en tant qu’ils valent: Affordances. Mettre ainsi en relation obligée milieu et sens conduit à repenser la subjectivité animale dans la direction d’une reconnaissance de son activité instituante. Contre l’idée apparemment évidente … Lire la suite 3 L’ontologisation de la topologie
4 Une archéologie qui creuserait jusqu’à l’Être sauvage …
Cette vision sauvage et primordiale du monde, comme remède à la mauvaise dialectique: non pas deux termes en opposition (être et néant, infini et fini, présence et absence etc.), est celle d'un Être qui les contient sans les effacer, en étant ses propres différenciations -un Être qui se compose par couches, et qui se manifeste … Lire la suite 4 Une archéologie qui creuserait jusqu’à l’Être sauvage …
La physique quantique nous rappelle instamment cette ancienne vérité, que nous sommes aussi bien acteurs que spectateurs dans le grand drame de l’existence
Werner Heisenberg Chacun, qu'il s'agisse du grand public ou des scientifiques eux-mêmes, continue à parler comme s'il existait bien un réel indépendant de l'homme et qu'il faut s'attacher à découvrir. Ce paradoxe est dû au langage lui-même, qui est référentiel: il tend à faire (ou apparaît faire) référence à quelque chose qui est censé lui être … Lire la suite La physique quantique nous rappelle instamment cette ancienne vérité, que nous sommes aussi bien acteurs que spectateurs dans le grand drame de l’existence
1 L’erreur tragique du Professeur Frankeinstein
Il existe deux sortes de complexités: celle que l'on pourrait appeler complexité chaotique, qui se produit à partir d'éléments simples, et la complexité organique, celle de la vie produite à partir de la vie. Si la complexité qui se reconstruit est de type chaotique, on n'a aucune idée d'où on va. Cela suscite un problème … Lire la suite 1 L’erreur tragique du Professeur Frankeinstein
2 Que la matière est toujours forme
Rembrandt: Aristote contemplant le buste d'Homère La matière sans forme, la substance, peut-on la dire, la penser? Le doit-on? Si on prend une cellule souche de l'embryon humain en principe programmée pour participer à la fabrication d'un pied pour la mettre là où il doit y avoir du cortex, elle fait du cortex. Preuve que … Lire la suite 2 Que la matière est toujours forme
3 Les idées mènent le monde ! Oui, mais le monde forme les Idées …
Les Idées, c'est-à-dire les Formes. Mais qu'est-ce qui forme les Formes? Le fait d'isoler une fonction biologique implique un niveau de discrétisation du vivant qui relève de la fiction. Précisons: si on dit que le cœur sert à pomper le sang, on ne se trompe pas; mais si on veut remplacer un cœur organique déficient … Lire la suite 3 Les idées mènent le monde ! Oui, mais le monde forme les Idées …
4 La vie ne répond jamais seulement à ce qui se présente là ici et maintenant …
Dans le camp de la science, le finalisme religieux est totalement rejeté. Il n'est toutefois pas besoin de rejeter la finalité en soi, mais seulement de mettre au rebut celle qui a besoin d'une transcendance consciente pour se trouver un sens. Pour tenter une définition très simple de ce qu'est un objet finalisé, je dirai … Lire la suite 4 La vie ne répond jamais seulement à ce qui se présente là ici et maintenant …
Jadis l’herbe
Voici donc une touffe d’herbe sur laquelle Dürer s’est penché pour déployer son talent, dans laquelle il a déployé toute sa palette technique. Étrange humilité que de se mettre à hauteur du sol pour un artiste assujetti à des commandes narratives et à défendre son savoir-faire. Quel temps a-t-il à perdre en s’écartant des sujets … Lire la suite Jadis l’herbe
Un jour nos signes auront leur lieu dehors, dans l’herbe de la montagne
Si l’œuvre de Bonnefoy n’a cessé de méditer la pierre comme support de ses inscriptions (Les Tombeaux de Ravenne, 1953; Pierre écrite, 1958; Sur de grands cercles de pierre, 1986; Comme aller loin, dans les pierres, 1992 ...), si elle empile un à un ses poèmes-pierres, il me semble que l’œuvre de la maturité, non seulement … Lire la suite Un jour nos signes auront leur lieu dehors, dans l’herbe de la montagne
Le sensible n’est pas l’étalage de l’être, il en est la manifestation
J’interroge ce qui est là, auprès duquel je suis, et qui sans défaillir m’apprend sa présence et la mienne. Il ne cesse de m’apprendre qu’il est là et que j’y suis, dans la simplicité d'un pli unique qui ne peut qu'exister ou disparaître, mais non pas s’altérer. Je ne saurais l'interroger à partir de rien … Lire la suite Le sensible n’est pas l’étalage de l’être, il en est la manifestation
D’Autres Nations
Nous les traitons avec condescendance pour leur incomplétude, pour leur tragique destin d'avoir pris forme tellement loin en dessous de nous. Et en ceci nous nous trompons, et nous nous trompons grandement. Car l'homme n'est pas la mesure de l'animal. Dans un monde plus vieux que le nôtre, ils évoluent finis et complets, dotés d'extensions … Lire la suite D’Autres Nations
L’humain n’est plus le seul sujet dans l’univers
L'héritage foucaldien est particulièrement fécond dans le cas de l'animalité. L'époque de la fin du sujet est d'abord celle de sa prolifération. Les animaux sont effectivement des sujets, certains sont même des personnes qui ont une autonomie importante, mais les sujets les plus affirmés restent des hétéronomes, c'est-à-dire qu'ils ont besoin de l'humain pour acquérir … Lire la suite L’humain n’est plus le seul sujet dans l’univers
Le pèlerin des nuits d’octobre
La lune apparut dans le ciel avant qu’il eût atteint les arbres. Sa lueur blonde se leva derrière lui et coula lentement sur la plaine. Il entra dans la nappe de brume qui flottait au-dessus de l’étang: elle était toute blanche à présent, d’une pâleur froide et pure qui semblait attirer à elle la clarté … Lire la suite Le pèlerin des nuits d’octobre
III Ce qui est imprévisible: la venue du Messie, la piqure du scorpion et l’histoire des hommes
Avec la Révolution française, l’histoire européenne a fait donc l’épreuve d’une radicale nouveauté mais l'Essai sur la Révolution analyse comment l’actualité révolutionnaire fit in fine perdre à la vie politique son antique et première dignité, celle qui l’associe à la fondation d’un espace de liberté partagée, délibérément extérieure à la servitude des besoins comme à … Lire la suite III Ce qui est imprévisible: la venue du Messie, la piqure du scorpion et l’histoire des hommes
L’âme des plantes: une grande ombre en-dessous? Non, un écho des Puissances Lointaines …
Tchernobyl Herbarium. Fragments d’une conscience en éclats rassemble des tirages-contacts de plantes contaminées à Tchernobyl, réalisés par Anaïs Tondeur entre 2011 et 2016. Ces images sont capturées au seuil du visible. Elles invitent, avec les textes du philosophe américain Michaël Marder, à penser, signifier, symboliser, la conscience que cet événement a fragmentée. Le cosmos vu … Lire la suite L’âme des plantes: une grande ombre en-dessous? Non, un écho des Puissances Lointaines …
Comment le symbole nous fait voir l’invisible …
L'opération de pensée qui engendre le symbole n'est pas un procédé particulier et accessoire, mais un mode fondamental de la connaissance humaine. Il y a un mode symbolique de connaissance et celui-ci est un des deux modes de la connaissance intuitive, le second n’étant autre que le mode schématique de connaissance sur lequel a particulièrement … Lire la suite Comment le symbole nous fait voir l’invisible …
Pourquoi éduquer les enfants ? Pour accueillir l’Être sauvage
A chaque génération, encore et encore Le sauvage n’est pas le nom d’un humain forclos de la civilisation, mais de ce qui en tout humain se refuse à la civilisation pour pouvoir la fonder: c’est l’inhumain, non pas comme entité froide et sans vie à l’autre bout du cosmos, mais comme ce qui résiste définitivement … Lire la suite Pourquoi éduquer les enfants ? Pour accueillir l’Être sauvage
Ce Dehors qui précède l’espace et qui l’ouvre
Dans la Critique de la raison pure, l’espace et le temps sont pensés comme des formes universelles et nécessaires de l’intuition (conditions transcendantales de possibilité de tout ce qui peut être donné à notre sensibilité). Or la difficulté qu’il y a à penser ces formes de l’intuition réside dans le fait qu’elles précèdent l’opposition de … Lire la suite Ce Dehors qui précède l’espace et qui l’ouvre
1 Dans les Ténèbres suressentielles
Trinité suressentielle qui es au-delà du divin, au-delà du Bien, Toi qui gardes les chrétiens dans la connaissance des choses divines, conduis-nous, par-delà l'inconnaissance, vers les très hautes et très lumineuses cimes des écritures mystérieuses. Là se trouvent voilés les simples, insolubles et immuables mystères de la théologie, dans la translumineuse Ténèbre du Silence, où … Lire la suite 1 Dans les Ténèbres suressentielles
L’Être se dit en plusieurs sens
En d'autres termes, le vivant est par essence multiple: la vie est synonyme de biodiversité La création sonore de l’artiste Bernie Krause, Le Grand Orchestre animal (Paris, Flammarion, 2013), rend sensible le paysage comme variation et enchevêtrement de lignes mélodiques. Bernie Krause a enregistré sur plus d’un demi-siècle 4 500 heures des sons de plus … Lire la suite L’Être se dit en plusieurs sens
Les lavandières de la nuit
Voici, selon nous, la plus sinistre des visions de la peur. C’est aussi la plus répandue; je crois qu’on la retrouve en tous pays. Autour des mares stagnantes et des sources limpides, dans les bruyères comme au bord des fontaines ombragées, dans les chemins creux, sous les vieux saules comme dans la plaine brûlée du … Lire la suite Les lavandières de la nuit