Depuis longtemps déjà j’ai cessé de vivre. Je caresse du doigt la tranche des livres

Ma tristesse est mon château-fort. Il se dresse comme un nid d’aigle au sommet d’une montagne et s’élève haut dans les nuages. Personne ne peut l’assaillir. De là, je vole jusqu’en bas dans la réalité. Je ramène mon butin dans mon château. Mon butin ce sont des images. Je les fais entrer dans une tapisserie … Lire la suite Depuis longtemps déjà j’ai cessé de vivre. Je caresse du doigt la tranche des livres

3 La Mère des démons, renversée dans la boue, pétrifiée

Quand les galles ne sont plus qu’un lointain souvenir, des éléments hérités du rituel politique, et en particulier la procession de l’image cultuelle, subsistent encore longtemps, liés à une déesse que l’Antiquité tardive et chrétienne s’évertue à appeler Bérécynthia. Les Acta Sanctorum, à la date du 22 août, rapportent que la population d’Autun, chez les … Lire la suite 3 La Mère des démons, renversée dans la boue, pétrifiée

4 Du Féminin, de son culte secret, de ses adoratrices

Tout se passe comme si le culte marial, qui se développe surtout à partir du concile d’Éphèse (431), et qui repose sur la définition de Marie comme theotôkos (génitrice de dieu), devait être protégé d’une tentation redoutable: celle d’accorder à la Vierge un statut divin, ce qui l’assimilerait carrément, fût-ce sous un mode accordé au … Lire la suite 4 Du Féminin, de son culte secret, de ses adoratrices

5 La souche obscure d’où montent ensemble et séparées ces intuitions majeures …

J’ai relu récemment, et même traduit (ce qui intensi­fie les lectures) la Résurrection, de Yeats. C’est une brève pièce de théâtre qu’un poème ouvre et un autre clôt, ou semble clore. On y entend trois jeunes gens, un Grec, un Juif, un Syrien, s’interroger dans le vestibule de la maison des Apôtres au lendemain de … Lire la suite 5 La souche obscure d’où montent ensemble et séparées ces intuitions majeures …

3 La terre est une ruine, où les animaux séjournent comme des fan­tômes …

A la nature nous opposons bien le monde des esprits? Elle acquiesça. Et nous pouvons voir en l’homme la charnière entre les deux mondes? Elle tomba d’accord sur ce point aussi. Ainsi, ne devrions-nous pas considérer comme un arrêt divin que cette nature s’élève jusqu’à l’homme pour trouver précisément en lui le point de réunion … Lire la suite 3 La terre est une ruine, où les animaux séjournent comme des fan­tômes …

Le Bélier de la Nuit

Les architectes de Babel parlaient un jargon dépourvue de sens -intraduisible, puisqu’il voulait tout dire, galimatias démoniaque … Pape Satan, pape Satan, aleppe, s’écrie d’une voix enrouée Plutus au début du chant VII de l’Enfer. Ne convenait-il pas que le loup maudit aux lèvres enflées, le dieu des avares, le dieu de l’or, s’exprimât dans … Lire la suite Le Bélier de la Nuit

Loin que le sensible s’oppose à l’intelligible, ils sont enchevêtrés l’un à l’autre, dans le même tissu …

Le monde qui est le noyau du temps ne subsiste et n'existe que par un mouvement qui disjoint l'apprésenté du présent et les compose à la fois; le réel se retire dans sa donation et se donne dans son retrait, et le monde est l'un des noms de ce lien insécable de la donation et … Lire la suite Loin que le sensible s’oppose à l’intelligible, ils sont enchevêtrés l’un à l’autre, dans le même tissu …