Il descendait Des émirs nomades S'est suicidé Parce qu'il n'avait plus de patrie Aimait la France https://youtu.be/UUSpcCJPgA8 Changea de nom Il fut Marcel Mais pas Français Ne savait plus vivre Sous la tente des siens Où l'on écoute La cantilène du Coran En buvant du café Et il ne savait Pas délivrer La chanson de … Lire la suite Il s’appelait Mohammed Scheab
Catégorie : Poésie
Tu as ramassé le silence …
... Dans les pierres. Combien d’aubes dans le béryl Combien de lointains brillent dans le cristal Avec l’abeille qui sur un pois de senteur A distillé un miel millénaire. Pourtant l’opale au regard visionnaire Depuis longtemps t'a confié ta mort. Détaché des nuits de l’homme Tu parles la langue de la lumière Celle qui surgit … Lire la suite Tu as ramassé le silence …
Où est dévoilé le secret de l’Abbé Saunière
L'Abbé découvrit des documentsOu le rêvaSe le fit croire Et le fit croire L'abbé avait trouvé des preuvesTraversé des épreuvesDocuments qu'il retravailla Qu'ils retravaillèrent Sans contact entre eux Sinon de suspicion, chacun sachant que l'autre lui cachait quelque chose Érudits locaux, monarchistes et républicains, hiérarchies ecclésiastiques et Services Secrets Ces preuves forgées par l'AbbéIls y … Lire la suite Où est dévoilé le secret de l’Abbé Saunière
Agir je viens
Poussant la porte en toi, je suis entréJe suis làJe te soutiensTu n'est plus à l'abandonTu n'es plus en difficultéFicelles déliées, tes difficultés tombentLe cauchemar d'où tu revins hagarde n'est plusJe t'épauleTu poses avec moiLe pied sur le premier degré de l'escalierSans finQui te porteQui te monteQui t'accomplit Je t'apaiseJe fais des nappes de paix … Lire la suite Agir je viens
Nous deux encore
En 1948, Michaux connaissait un drame qui allait profondément marquer sa vie comme son écriture. Sa femme, alors que lui était en voyage à Bruxelles, était victime d’un terrible accident. Après avoir allumé un feu, sa robe de chambre en nylon s’enflamme. D’un mauvais réflexe, elle ouvre précipitamment la fenêtre. L’appel d’air fait s’embraser sa … Lire la suite Nous deux encore
1 Le flambeau des analogies
Le questionnement philosophique procède par exemples. Socrate demande qu'est-ce que? ... Et le jeune homme lui répond par des exemples. Il est juste de faire ci ou ça. Socrate récuse les exemples; aucun n'est le bon, il prend appui sur, et contre, les exemples, pour gagner l'eïdos. Il les repousse. La poésie, elle, montre l'exemple. … Lire la suite 1 Le flambeau des analogies
2 Imagination morte. Imaginez.
Quand il leur parlait, il utilisait toujours des exemples. Mathieu, 13-34 La parole (parabole) compare, parle en figures: succession d'exemples chez Luc. Petites fables. Le kérygme parle par l'imagination: Imaginez-vous que ... Il annonce ce qu'il en est en comparant. Où sommes-nous? Qu'en est-il de cet ici -que nous appelons ici-bas? Le Royaume est en … Lire la suite 2 Imagination morte. Imaginez.
Il y a quelque part en Angleterre un tombeau que ne distingue ni la somptuosité du monument, ni la mélancolie du site …
... Mais cette inscription laconique: Le plus malheureux. On l'aurait, dit on, ouvert, mais sans y trouver trace de restes humains. Le mort serait il ressuscité avant les temps? Ou erre-t-il à l'aventure sur la terre? A t il quitté maison et foyer, ne laissant que son adresse? Ou n'aurait il pas encore été retrouvé, … Lire la suite Il y a quelque part en Angleterre un tombeau que ne distingue ni la somptuosité du monument, ni la mélancolie du site …
Il faut aussi se souvenir de celui qui oublie où mène le chemin
https://youtu.be/fW1Cv42xzYk Non, cette chanson ne célèbre pas les vaincus de la Guerre de Sécession -une guerre qu'ils avaient menée pour la plus inhumaine des causes. Mais elle raconte une histoire, une partie de leur histoire. Eux qui avaient voulu mettre d'autres hommes en dehors de l'Humanité, de la mémoire, ils ne seront pas oubliés. Sinon … Lire la suite Il faut aussi se souvenir de celui qui oublie où mène le chemin
Il s’est dépris du positivisme appris à l’École Normale. Mais d’un seul coup et sans précaution ! Il en est mort.
Il gèle à fendre les pierres, cette petite phrase était installée dans l’esprit de Pascal Bénin depuis qu’il avait quitté les dernières maisons du faubourg -et quand, pour s’en délivrer, il se forçait à penser au poêle de sa chambre ou au tableau noir de l’école, à des enfants rétifs, au bruit de la craie … Lire la suite Il s’est dépris du positivisme appris à l’École Normale. Mais d’un seul coup et sans précaution ! Il en est mort.
Elle est monté à bord à Naxos, ou peut-être à Ithaque …
Regarde, sur le pont, elle est accoudée au bastingage. C'est une Néréide!
J’ai grandi dans une cathédrale au nom d’Isère. Je chante en elle.
Elle a lu des livres puis elle les a oubliés. Elle a regardé des photographies puis elle les a rangées. Elle a marché souvent, longtemps, au noir des forêts, au vert des lacs, au blanc des montagnes. Puis elle a effacé ses pas. Elle a appelé son enfance. Elle a appelé cette petite enfance qui … Lire la suite J’ai grandi dans une cathédrale au nom d’Isère. Je chante en elle.
Saint-Sixte quelle voix pour faire entendre les ondes de ses eaux, nuits et jours sanctifiés d’étoiles, de vent et de lumière
À Saint-Nicolas-de-Macherin, la route perd son aimantation et glisse ailleurs, dans l'incertitude d'une vallée presque oubliée. Quand le promeneur accepte de suivre le chemin ainsi détourné, qu'il s'y engage et c'est d'abord la fraîcheur d'un ruisseau qui le saisit tout entier. Il doit alors remonter son cours comme on remonte le temps, entrer dans une … Lire la suite Saint-Sixte quelle voix pour faire entendre les ondes de ses eaux, nuits et jours sanctifiés d’étoiles, de vent et de lumière
Les textes de Beckett comme de vieux habits. Solides. En constant ravaudage …
Molloy, une jambe raide, se déplace en s’appuyant d’abord sur un vélo qu’il pousse à côté de lui, puis sur des béquilles, enfin en rampant à même le sol, sur la terre humide, au milieu des feuilles, d’arbres, d’écriture. Dans la chambre de sa mère morte où il est parvenu -en réalité? En imagination?- il … Lire la suite Les textes de Beckett comme de vieux habits. Solides. En constant ravaudage …
Quand le langage est parole, il s’adosse à de l’abyssal, à de l’inexprimable …
Si la langue parlée perdait sa source liturgique, elle cesserait d'être parole et deviendrait communication. Et nous mourrions. Cette situation est le propre de toutes les langues, qui ont toutes nécessairement un arrière-fond abyssal, liturgique, et/ou poétique. Le cas de l'Hébreu est paradigmatique. Qu’en serait-il de l’état d’une langue en situation d’exil, placée hors d’elle-même, … Lire la suite Quand le langage est parole, il s’adosse à de l’abyssal, à de l’inexprimable …
Je vous salue Marie 58
Vierge de Hallmar, Suède, XIIéme siècle Au milieu de l’immense église Les touristes se pressaient dans la pénombre.Une voûte s’ouvrait sur une voûte, et pas de vue d’ensemble!La flamme de quelques cierges tremblotait ça et là.Un ange sans visage m’enlaçaEt me murmura par tout le corps:N’aie pas honte d’être homme, sois-en fier!Car en toi, une … Lire la suite Je vous salue Marie 58
Feu la cendre
Adspice: corripuit tremulis altaria flammis Sponte sua, dum ferre moror, cinis ipse. Bonum sit! Nescio quid certe est, et Hylax in limine latrat. Credimus? Aut qui amant ipsi sibi somnia fingunt. Parcite, ab urbe venit jam parcite, carmina, Daphnis. Virgile, Bucolique VIII, vers 106-110 Magiciennes, Pompei. Une scène de comédie! Il s'agit des incantations de … Lire la suite Feu la cendre
Nous voyons les Trois Mères comme de monstrueuses sorcières quand notre âme est grise, quand nous balbutions que le Tombeau de ce jeune Rabbi itinérant ne peut pas être vide …
Monsieur Tim Merrywater ne pouvait se souvenir en quelle journée les trois petites vieilles étaient venues s'installer sur le banc, en face de sa maison. Il habitait Golden square, ou du moins une enclave de ce minable jardin public, d'où il avait vue sur un bout de pelouse, un tronçon de haie vive et un … Lire la suite Nous voyons les Trois Mères comme de monstrueuses sorcières quand notre âme est grise, quand nous balbutions que le Tombeau de ce jeune Rabbi itinérant ne peut pas être vide …
A péri tout entié que servirié de neisse ?
... Sur ces mouvants espaces, les œuvres d'art sont les seuls bons témoins vivants, à la condition d'être importantes, belles, fortes, et d'avoir un peu de bouteille. Ce recul compte pour beaucoup. Le vrai poète, en un poème consacré, représente le médiateur idéal. Parce qu'il est poète, il est historien des mœurs. Ses propos les … Lire la suite A péri tout entié que servirié de neisse ?
J’ai eu la main clouée par une flèche lancée soudain de ma jeunesse
Dans le Pélion parmi les châtaigniers la tunique du Centaure Glissait dans les feuillages pour envelopper mon corps Tandis que je montais la pente suivi par la mer Montante aussi comme le mercure du thermomètre Jusqu’à trouver les eaux de la montagne. À Mycènes j’ai soulevé les grandes pierres et les trésors des Atrides J’ai … Lire la suite J’ai eu la main clouée par une flèche lancée soudain de ma jeunesse
Pain perdu
Il lui arrive de plus en plus souvent la nuit De descendre dans la cuisine Où fument en silence sous la lune Les statues que le jour relègue parmi les meubles Et les habits, sous l’amas des choses Rapportées du dehors et vouées à l’oubli. Il n’allume pas mais s’assied Comme un habitué au milieu … Lire la suite Pain perdu
Dans une ténébreuse et profonde unité
Parfois nous voyons un nuage en forme de dragon, Une vapeur parfois, comme un ours ou un lion, Une haute citadelle hérissée ou un promontoire Avec des arbres par dessus qui font signe au monde Et se jouent de nos yeux avec de l’air. Shakespeare. Antoine et Cléopâtre, Acte IV, scène 14 La réalité est … Lire la suite Dans une ténébreuse et profonde unité
Les herbes sécheront sous mes pas
https://youtu.be/Ehi0ceS2ZeA Mille oiseaux de nuit, mille chansons mortelles M'environnent, volant par ordre sur mon front; Que l'air, en contrepoids, fâché de mes querelles Soit noirci de hiboux et de corbeaux en rond! Les herbes sécheront sous mes pas, à la vue Des misérables yeux dont les tristes regards Feront tomber les fleurs et cacher dans … Lire la suite Les herbes sécheront sous mes pas
Les herbes folles de la jeunesse
Si l’alchimie tient une place importante dans l’œuvre de René Char, cela est dû avant tout au passage du poète par le surréalisme entre 1929 et 1935, qui lui a permis de s’initier à la lecture des textes hermétiques. La bibliothèque du poète témoigne de cette innutrition, puisqu’on peut y retrouver les Œuvres complètes de … Lire la suite Les herbes folles de la jeunesse
O parole, parole qui me manque!
Je trouve un peu à tâtons ma place dans une loge. La représentation est commencée. Des hommes et des femmes chantent dans quelque chose de rouge, on dirait un feu, et c’est une musique intense d’opéra italien écouté en mer, quand la radio du bord capte pour quelques heures les émissions d’un rivage. C’est beau, … Lire la suite O parole, parole qui me manque!