L’avenir ne vient pas et le passé se reproduit. Il faut donc faire entrer de la lumière dans le présent

Jacques Rancière J’ai voulu donner de Mallarmé l’image qui m’a sauté aux yeux, à savoir de quelqu’un d'infiniment attentif à son temps, aux phénomènes les plus microscopiques qui se donnent à voir. Mallarmé ne cesse de méditer sur tous les déplacements qui caractérisent son époque, aussi bien la structure générale du sensible que toutes les … Lire la suite L’avenir ne vient pas et le passé se reproduit. Il faut donc faire entrer de la lumière dans le présent

Où est dévoilé le secret de l’Abbé Saunière

L'Abbé découvrit des documentsOu le rêvaSe le fit croire Et le fit croire L'abbé avait trouvé des preuvesTraversé des épreuvesDocuments qu'il retravailla Qu'ils retravaillèrent Sans contact entre eux Sinon de suspicion, chacun sachant que l'autre lui cachait quelque chose Érudits locaux, monarchistes et républicains, hiérarchies ecclésiastiques et Services Secrets Ces preuves forgées par l'AbbéIls y … Lire la suite Où est dévoilé le secret de l’Abbé Saunière

À la Une

Comment j’ai passé mon œdipe: il a fallu prier

Au sens freudien, la castration est un fantasme inconscient, originaire et universel. Or Jacques Derrida se présente comme celui-qui-dénie-la-castration! Un fou, un enfant, un pervers! Un drogué! Télécharger Mais non. Selon sa mallarméenne formule, l'indéniable est l’incastrable. Dénier la castration nous ferait revenir, ou venir, à de l'indéniable: à de l'indiscuté, à du solide et … Lire la suite Comment j’ai passé mon œdipe: il a fallu prier

1 L’horreur de se savoir une vaine forme de la matière

La photographie dissipe les symboles, dont semble ne rien savoir la matière qu'elle fait paraître à nos yeux. Va-t-elle éteindre pour toujours le flambeau des analogies? Yves Bonnefoy, extraits du catalogue d'une exposition du musée d'Orsay, Stéphane Mallarmé, 1998. Ce texte a été repris dans Sous l'horizon du langage * Nous pouvons conjecturer aujourd'hui ce … Lire la suite 1 L’horreur de se savoir une vaine forme de la matière

2 Le gouffre se laisse voir dans les visages, même les plus aimés …

Le non-sens a remonté dans le sens humain comme, dans les mêmes photographies, l’infini silencieux de la matière le fait dans le pan de mur ou le flanc de vase. Et cette émergence est d’autant plus angoissante que quelqu’un en nous, qui la constatons, se demande: qui a perçu cette immobilité, que nous ne rencontrons … Lire la suite 2 Le gouffre se laisse voir dans les visages, même les plus aimés …

3 Des rideaux agités par l’Absence sans fond

J’en reviens à Mallarmé et je puis revenir à lui, parce que de sa découverte du Néant, il n’a pas laissé un simple constat, quitte à préciser celui-ci avec quelques indications de nature philosophique sur le sens de cette expérience. Comme les lecteurs de ses lettres ou des poèmes juste cités le savent bien, Mallarmé … Lire la suite 3 Des rideaux agités par l’Absence sans fond

4 La lune, au-dessus du temps, la lune vue en face, au-delà des rideaux de la pensée

Et si Mallarmé s’est porté si loin, dans Igitur, et peut même nous entraîner à sa suite, c’est aussi qu’il a su évoquer dans ce texte un des moments clefs de l’expérience vécue, peut-être même celui qui en avait été l’origine. Il y a une horloge dans cette chambre nocturne. Et quand, dans ses propres … Lire la suite 4 La lune, au-dessus du temps, la lune vue en face, au-delà des rideaux de la pensée

5 La multiplication à l’infini des photographies hâte la fin du monde

Et en ce point, avec la sympathie que tout espoir même déraisonnable suscite, on peut vouloir suivre Mallarmé au-delà d’Igitur dans son existence: quand, mille fois, il rejette, l’esprit meurtri ou las, ce qu’il appelle son vice, mais ne cesse d’y revenir et écrit ainsi quelques grands poèmes qui disent cette passion, cette rêverie. L’un … Lire la suite 5 La multiplication à l’infini des photographies hâte la fin du monde

6 La Compagnie des Exorcistes

C’est de Degas qu’il s’agit. Degas ne fut assurément pas un photographe professionnel mais tôt dans sa vie il s’était adonné à la pratique nouvelle; et, après l’avoir longtemps délaissée, il y revint dans les dernières années du siècle avec un intérêt singulier, qui étonna ses amis: il semblait trouver à faire poser ceux-ci, de … Lire la suite 6 La Compagnie des Exorcistes

J’appelle Ettie, morte en automne à vingt-sept ans

Sur les bois oubliés quand passe l’hiver sombreTu te plains, ô captif solitaire du seuil,Que ce sépulcre à deux qui fera notre orgueilHélas! Du manque seul des lourds bouquets s’encombre.  Sans écouter Minuit qui jeta son vain nombre,Une veille t’exalte à ne pas fermer l’œilAvant que dans les bras de l’ancien fauteuilLe suprême tison n’ait éclairé … Lire la suite J’appelle Ettie, morte en automne à vingt-sept ans

6 Il est permis de croire à l’écriture … Elle s’autorise de l’Autre et ne cesse de commencer …

On peut éclairer la question en revenant à ce que Freud nomme l’écriture de l’histoire (Geschichtsschreibung), point nodal des relations entre littérature et histoire. Pour lui, l’écriture de l’histoire se produit à partir d’événements dont rien ne subsiste: elle en prend la place. Elle est donc à la fois exclue de ce dont elle traite … Lire la suite 6 Il est permis de croire à l’écriture … Elle s’autorise de l’Autre et ne cesse de commencer …

Pour un orphisme quantique

Les constellations n'existent pas. Seules existent les étoiles qui les composent. C'est un lemme de la science moderne. C'est aussi l'un des traits différentiels qui séparent la phusis des Anciens et la Nature post-galiléenne.Que les constellations existent, cela suivait de la relation privilégiée qu'entretient la phusis au regard. Car elles se donnent à voir; en … Lire la suite Pour un orphisme quantique