2 Marie, une femme puissante et un peuple qui manque

Francesco Laurana Sainte Marie, toujours vierge? La Bible n'est pas un traité de gynécologie: nulle part la virginité n'est comprise autrement que pour dire une liberté sans entraves. Virgo signifie femme puissante et a même racine que Vir. Il en faut de la puissance, en effet, pour assurer les nécessités du quotidien tout en se … Lire la suite 2 Marie, une femme puissante et un peuple qui manque

3 Voir l’Étrangère dans la grotte

L'homme a commencé par l’étrangeté de sa propre humanité. Ou par l’humanité de sa propre étrangeté. C’est en elle qu’il s’est présenté: il se l’est présentée, ou figurée. Tel fut le savoir de soi de l’homme, que sa présence était celle d’un étranger, monstrueusement semblable. Le semblable avait le pas sur le soi, et c’était … Lire la suite 3 Voir l’Étrangère dans la grotte

4 La Messagère partie en avant

Le Voyageur J’étais là-bas, le premier homme blanc. Ils n’avaient pas eu connaissance du débarquement. L’endroit est isolé par la nature du terrain. Quant à moi, plutôt que de parler, je les écoutais, c’était tellement singulier et mon voyage me pressait. Ceux qui sont arrivés hier, presque tout un village -et d’autres vont suivre- voudraient … Lire la suite 4 La Messagère partie en avant

Les Romains ne bougeaient pas, ne parlaient pas, n’entendaient pas et ne voyaient pas comme des ploutocrates californiens …

La série télévisée américano-britannique Rome commence en 52 avant Jésus-Christ avec le retour à Rome, après la reddition de Vercingétorix en Gaule, de Jules César, qui franchit le Rubicon malgré l’opposition de Pompée et du Sénat, et se termine en 44 (av. J.-C.) aux Ides de mars (le 15), avec l’assassinat de César. Sur douze … Lire la suite Les Romains ne bougeaient pas, ne parlaient pas, n’entendaient pas et ne voyaient pas comme des ploutocrates californiens …

Je suis un cheval de course dans une ville sans hippodrome

J’ai subi les atrocités des couchers de soleil, Et mes fibres brûlent, et je lève une main de barbelés rouges. La lune non plus n’a pas de pitié: elle voudrait m’attirer À elle, stérile et cruelle. Sa splendeur me foudroie. Ou peut-être est-ce moi qui l’ai attrapée. Je la laisse partir. Je la laisse partir … Lire la suite Je suis un cheval de course dans une ville sans hippodrome

Ton Dieu Ta Mère Méduse Borgne

Si la nature humaine est destinée à tendre au Souverain Bien, il faut aussi admettre que la mesure de ses facultés de connaître, et particulièrement leur rapport réciproque, sont appropriés à ce but. Or la critique de la raison pure spéculative prouve l’extrême insuffisance de cette faculté pour résoudre, conformément à ce but, les plus … Lire la suite Ton Dieu Ta Mère Méduse Borgne

Coma dos grums de rasims, doas vilas sus una mapa

Quand montèrem l’escalièr te coneissiai pas encara Una cambra sens papièr, la pus freja, la mens cara Nos agachèrem un brieu sens gausar clavar la porta Lo primièr poton crentiu, una braçada pus forta ... Ara tôt èra permés, la tia cotilha leugièira E lo meu mantèl espés sus una sola cadièira Correjons darrièr lo … Lire la suite Coma dos grums de rasims, doas vilas sus una mapa

I L’économie libidinale des Gardiens de la Tradition

Marietta Le Martyrologue romain est la liste officielle et détail­lée, mais non exhaustive, des saints, bienheureux et mar­tyrs reconnus par l’Église et honorés dans son calendrier liturgique. À la date du 6 juillet, on peut y lire la note suivante: Mémoire de sainte Maria Goretti, vierge et martyre. Elle vécut une jeunesse austère, près de … Lire la suite I L’économie libidinale des Gardiens de la Tradition

II La nuit avance d’un pas lourd … Lucie, allume, allume les bougies !

Retournons au récit de celle qui fut, jusqu’au début du XIXe siècle la plus populaire des vierges martyres, vierge voulant dire femme forte, et martyr, témoin et résistante. Merci à Mathieu Poupard Lorenzo Lotto, Le Procès de Lucie Si les premiers siècles chrétiens, rendus à leur altérité, importent à nos yeux de modernes, ce n’est … Lire la suite II La nuit avance d’un pas lourd … Lucie, allume, allume les bougies !

L’auto-médication dans l’anthropogenèse

En parallèle des recherches de Sabrina Krief sur les chimpanzés, Florence Brunois, ethnologue au Collège de France, a travaillé sur les populations Batooro qui vivent en lisière du parc national de Kibale, en Ouganda. Nous voulions interroger les connaissances botaniques des Batooro et plus particulièrement leurs savoirs concernant l'usage des plantes médicinales par les chimpanzés. … Lire la suite L’auto-médication dans l’anthropogenèse

Toujours avec la liesse la tristesse se mêle secrètement

https://youtu.be/imEIt7BjENI Alors amis! Qu’on n’oublie De l’amie Le nom, qui vos cœurs lia ... Donque, puisque la nuit sombre Pleine d’ombre Vient les montagnes saisir, Retournons nous dans la ville Demi-saoulés de plaisir Jamais l’homme, tant qu’il meure Ne demeure Bienheureux parfaitement Toujours avec la liesse La tristesseSe mêle secrètement Ronsard, La fôlatrissime rencontre d’Arcueil, … Lire la suite Toujours avec la liesse la tristesse se mêle secrètement

Où sont les chasses à l’arc près du Palais des Saules … Et les nuits claires de Lishan … Et où est ma jeunesse !

Nous étions les Gardes de l’Empereur Jeunes sans honte et sûrs de ses faveurs Croyant faire la pluie et le beau temps Enfants gâtés sans foi ni loi Le jour durant jouant aux dés La nuit volant les filles Le Commandant n’osait pas nous toucher Nous nous tenions sur les marches d'albâtre Nuits de Lishan! … Lire la suite Où sont les chasses à l’arc près du Palais des Saules … Et les nuits claires de Lishan … Et où est ma jeunesse !

J’assemble des paroles lointaines

-Tu sens bien l’inconvenance de poser à l’Auteur. Et tu ne vas pas te taire, tout de même! - Comment faire? - Commence par recopier. - Comme à l’école? - Non, justement, on ne recopie plus beaucoup, à l’école. Copie, comme Cézanne au Louvre. Ré-effectue des gestes de pensée. Répète. Des voix, et toujours avec … Lire la suite J’assemble des paroles lointaines

Je compte quitter prochainement cette ville pour aller trafiquer dans l’Inconnu

Une œuvre, un rêve, ou un symptôme? Il me paraît possible de construire une problématique dans l'esprit du freudisme en plaçant le terme expression en opposition avec le terme signification. La signification d'un énoncé suppose un code commun, la langue dans lequel il est produit. Comprendre un texte écrit dans une langue étrangère suppose sa … Lire la suite Je compte quitter prochainement cette ville pour aller trafiquer dans l’Inconnu

Des avenues aujourd’hui perdues, recouvertes d’herbes, dans cette région de l’esprit qui s’étend entre concept et symbole, entre symbole et réalité

Notre époque est la première sur terre à laisser circuler à nu, sans vêture de sens, sans imprégnation de valeurs, les aspects bruts de la violence, de la cruauté, par exemple. Nous voici entrant à nouveau dans ce champ d'absence qui précéda la parole. Où il n'y avait pas de mémoire, pas d'avenir. Je me … Lire la suite Des avenues aujourd’hui perdues, recouvertes d’herbes, dans cette région de l’esprit qui s’étend entre concept et symbole, entre symbole et réalité

Mort-vivant je titube au milieu des symboles du Pouvoir et des icônes de Force

https://youtu.be/Y1ftxjqcjCA En 1974, quand Jean-François Lyotard écrivait le texte suivant, les morts-vivants n'avaient pas encore envahi nos imaginaires. Les algorithmes ne déterminaient pas encore nos travaux, nos loisirs, nos rêves -et, hélas, nos révoltes (pas toutes!). On n'avait pas encore bien mesuré -malgré Sartre, pourtant!- que le capitalisme, sous ses grands airs, sa désinvolture mimée, … Lire la suite Mort-vivant je titube au milieu des symboles du Pouvoir et des icônes de Force

Demain, après le désastre, la science ne manipulera plus les choses en renonçant à les habiter …

Maurice Merleau-Ponty, L’œil et l'Esprit, 1964, une citation légèrement modifiée ... Avec des enluminures tirées d'Aurora Consurgens On fait de la meilleure éthologie, de l’éthologie plus juste, en postulant chez les animaux et les vivants l’existence d’intériorités (au sens de puissances qui dépassent la loi de causalité physique), pour imaginer ensuite d’ingénieux dispositifs d’enquête visant … Lire la suite Demain, après le désastre, la science ne manipulera plus les choses en renonçant à les habiter …

Gilles Deleuze et Stephen King

Pour arracher M. Valdemar à son sommeil, je fis usage des passes accoutumées. Pendant quelque temps, elles furent sans résultat. Le premier symptôme de retour à la vie fut un abaissement partiel de l’iris. Nous observâmes comme un fait très-remarquable que cette descente de l’iris était accompagnée du flux très-abondant d’une liqueur jaunâtre (de dessous … Lire la suite Gilles Deleuze et Stephen King

Je vous salue Marie 66

Gracieuse figure féminine voilée, Guan Yin est la déesse de la miséricorde dans le panthéon bouddhiste chinois et japonais. Elle est une mutation de la figure indienne masculine du Bouddha de la compassion: le Bodhisattva Avalokitésvara. Par son histoire, Guan Yin est associée à la virginité, la piété, l'amour filial et la compassion. Elle aide … Lire la suite Je vous salue Marie 66

Dans le bateau pour les étoiles

Que voyons-nous? Tout d’abord un ciel nocturne fourmillant de corps stellaires: la lune décroissante avec son auréole, un réseau d’étoiles blanches, jaunes, orange et bleues qui semblent palpiter et faire jaillir une énergie cosmique, et une spirale qui s’enroule sur elle-même et court parallèlement à l’horizon. Sous ce ciel agité, nous apercevons les maisons d’un … Lire la suite Dans le bateau pour les étoiles

Les mondes passeront. La vie, la jeunesse et l’amour ne passeront jamais

Van Gogh affirme que la Nuit étoilée ne se réfère pas de manière explicite à la religion, mais exprime plutôt la nature plus pure de la campagne. Cet aspect de sa pensée le rapproche des savants et des géographes de son époque, qui avaient des idées radicales en matière sociale et qui voyaient dans la … Lire la suite Les mondes passeront. La vie, la jeunesse et l’amour ne passeront jamais

Je vous salue Marie 65

Décris-nous donc ce ventre, plus monstrueux de jour en jour, alourdi, tourmenté, et jamais en repos, même dans le sommeil, sollicité de part et d’autre par les caprices de l’appé­tit et du dégoût. Déchaîne-toi contre les organes de la femme en travail, qui l’honorent pourtant par le danger qu’elle court et qui sont naturellement sacrés. … Lire la suite Je vous salue Marie 65

3 Toute l’haleine incurable du monde dans le relent des grands silos de denrées coloniales …

Celui qui veille, entre deux guerres, à la pureté des grandes lentilles de cristal; celui qui s’est levé avant le jour pour curer les fontaines, et c’est la fin des grandes épidémies; celui qui laque en haute mer avec ses filles et ses brus ... Celui qui prend logement, pour la saison des pluies, avec … Lire la suite 3 Toute l’haleine incurable du monde dans le relent des grands silos de denrées coloniales …