
Mais d’abord, avant toute chose, que les douces Muses, dont je porte les signes sacrés et que j’aime éperdument, m’accueillent et m’indiquent les routes et les astres du ciel, les éclipses du soleil, les travaux de la lune
Ce qui fait trembler la terre
Quelle force anime les profondeurs de la mer, qui brise ses propres digues avant de se retirer encore
Pourquoi, dans l’Océan, se baignent si vite les soleils d’hiver
Quel obstacle retient les nuits tardives
Et si je ne pouvais accéder aux secrets de la nature, le sang glacé dans mon cœur, que je sois séduit par les champs et les ruisseaux dans les vallons
Que je sois l’amant obscur des fleuves et des forêts
Oh où sont le Sperchius, le Taygète ?
Les champs où les vierges lacédémoniennes faisaient leurs orgies?
Oh qui m’installera dans les vallées fraîches de l’Hémus pour me couvrir de l’ombre immense des branches?