Dans le Pélion parmi les châtaigniers la tunique du Centaure
Glissait dans les feuillages pour envelopper mon corps
Tandis que je montais la pente suivi par la mer
Montante aussi comme le mercure du thermomètre
Jusqu’à trouver les eaux de la montagne.
À Mycènes j’ai soulevé les grandes pierres et les trésors des Atrides
J’ai dormi avec eux à l’hôtel Belle Hélène
Ils n’ont disparu qu’à l’aube où Cassandre a chanté.

À Santorin touchant des îles qui s’enfonçaient
Écoutant un flûtiau jouer quelque part dans les pierres ponces
J’ai eu la main clouée au bastingage
Par une flèche lancée soudain
De ma jeunesse
Γιώργος Σεφέρης
Νικήτας ὁ Γότθος, Nikita l’Archer